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Simon

Les Rabots : Les Types, Les Réglages

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Bon ben c'est parti !

Je vais donc ici présenter seulement mes rabots qui me semble pouvoir servir à la fabrication des arcs, sinon, le sujet serait un peu trop long...il le sera déjà pas mal, vous verrez :P

Pour commencer, je vais donc vous montrer les rabots que j'utilise (au moins j'ai des photos de près)

Ensuite je montrerai les rabots démonté et leur principe de fonctionnement (réglages)

Pour finir j'irai du côté de l'affûtage.

Si vous préférez un autre ordre, n'hésitez pas à me le dire...

Les rabots sont rangés en plusieurs catégories suivant le travail qu'ils ont a effectuer.

Pour ma part j'ai plusieurs rabot dits à recaler. Ce sont des rabots dont le biseau de la lame est vers le haut, et dont l'angle de coupe est très faible (de 20 à 12°)

Voici quelques exemples :

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Ce rabot, est très simple, pas très cher (environ 20€), mais affûté et réglé correctement, il est d'une efficacité redoutable.

Sont angle de coupe est de 20°.

Ce type de rabot est appelé (si mes souvenirs sont bons) rabot à recaler, il permet en plus d'obtenir une surface bien lisse, d'attaquer le bois de bout à contre fil.

Un autre type plus élaboré, et avec un angle de coupe de 12°, dont je montrerai les détails plus tard :

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Edited by Simon

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Ensuite viennent les rabots "normaux", ou rabots d'établis. Il y en a toute une floppée et je ne présenterai que celui que j'ai qui lui aussi est très efficace et assez facile à régler.

Aujourd'hui, il vendent chez Dick la même chose en mieux et pas cher sous la marque Anant.

Sa lame est assez large (5cm) avec un angle de 45°, et le biseau est mis en dessous...photo :

post-17-1129581048_thumb.jpg

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Vous pouvez d'ailleurs trouver l'équivalent de ce dernier rabot en bois.

Attention tout de même, un bon rabot en bois neuf (de marque ECE par exemple) coûte aussi cher voire plus qu'un rabot métallique style Stanley, Anant ou Kunz.

Le mieux reste finalement de trouver de vieux rabots en bois dans les brocantes ou puces près de chez vous. Il faut dans ce cas faire bien attention pour éviter les déceptions, j'en reparlerai.

Celui ci-dessous est un Peugeot avec une lame Goldenberg (d'une efficacité à couper...le souffle...je sais elle est nulle). J'ai raboter la semelle de ce rabot pour qu'elle soit courbe dans le sens de la largeur. Le tranchant aussi est courbe évidemment, ce qui me permet de dégrossir une pièce de bois presque aussi rapidement qu'une raboteuse électrique, mais sans le bruit ;)

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Edited by Simon

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Enfin, pour les grandes longueurs, je crois qu'il n'est pas possible de se passer d'une varlope, grand rabot qui sert à dresser (rendre droit) les grands morceaux de bois, notamment les grandes lamelles de bois d'arc.

Grâce à leur poids important, une fois qu'elle sont lancées elles sont très agréables à utiliser. Généralement, plus la pièce de bois à rendre plane est importante, plus le rabot doit être grand !

Voici les trois varlope que je possède, celle du bas une Peugeot/Goldenberg est e, hêtre, celle du milieu est une Goldenberg en cormier, et celle du haut est un modèle perso en bon chêne bien dense, avec des poignées ergonomiques et une vieille lame Goldenberg :

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Généralement, les lames des vieux rabots en bois sont très épaisses, ce qui est un gage de très bonne qualité de coupe car la lame ne vibre presque pas et ne laisse donc pas de crans...

Ces lames sont aussi la plupart du temps faites en deux morceau, un peu comme du damas. La plus grosse partie du fer est en acier doux, et le tranchant est rapporté et en acier dur...

Pour en finir ce soir, je ne résiste pas à la présentation de quelques rabots de lutherie. Ils sont très chers pour leur taille (voir chez Dick), d'où l'intérêt de se les faire soit même, ce qui est le cas pour celui de droite.

Le plus petit a tout de même 5mm de largeur de lame :whistling:

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Je possède 2 rabots. un qui est comme le premier avec une lame goldenberg et un petit rabot de maquétiste quei ne fonctionne pas du tout.

J'ai aussi une wastringue achetée en GSB mais que je n'arrive pas à bien regler.

J'utilise le rabot notament pour régulariser les bors de l'arc quand je ais que la fibre est droite. Sinon, comme string j'utilise le rabot surtout pour les flèches.

Merci pour la présentation. Il va bientot avoir une grosse brocante a bordeaux pendant plusieurs semaines et j'envisageais d'acheter une ou deux varlopes, que faut il regarder en priorité?

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Déjà, il faut bien faire attention au bois de la varlope, éviter déjà celles qui ont des trous de vers, même traités. Ca va pour la déco, mais pour un usage sérieux c'est pas super.

Concernant encore le bois, une des meilleures essence est le cormier, un bois rose très dense. Le hêtre n'est pas à bannir, mais il donne quand même des résultats un peu moins précis. Sinon, les bois fruitiers en général sont bons.

j'ai déjà utilisé un varlope en pommier qui était excellente.

Ensuite la semelle de l'outil doit être la moins âbimée possible. Mais de toute manière il faudra re-dresser soit avec une autre varlope :( soit comme un rabot en métal : papier de verre sur un marbre ou une vitre épaisse.

Bien faire attention que le coin, fer, et contre-fer se coincent bien, et surtout que le fer ne soit pas "piqué" au niveau de plat du tranchant, ce qui ferait une lame dentée...

Vérifier aussi que la poignée est bien fixée au corps de la varlope. J'ai eu la mauvaise expérience de rattraper au vol une varlope dont la poignée s'était détachée, total des bouts de doigt en moins :22:

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Ah oui, j'oubliait un des points les plus important. la "lumière" qui est l'endroit de la semelle d'où sort la lame du rabot ne doit pas être trop large, sinon, sur des bois durs ou assez durs comme le bambou, le travail ne sera pas aussi bon.

Par pas trop large j'entend pas plus de 1cm et encore en étant généreux. mais cela dépend aussi bien sûr de l'épaisseur du fer de la lame.

Je me demande quand même si je n'aurais pas mieux fait de poster ce sujet sur la partie laméllés collés ! ! ! <_<

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Très intéressant, :07: Simon, je me doutais bien qu'on allait avoir de l'info utile et un débat à la suite encore plus passionnant... enfin pour les fondus des outils à main... faudra que je fasse des photos des miens, mais ça ressemble beaucoup (petit rabot à recaler, grand rabot Stanley et varlope bois :wub: ).

Juste une première question, pour le rabot "retravaillé" qui me semble bien intéressant, je me demandais comme tu peux assurer un rayon identique sur la semelle et sur la lame, aussi bien au départ que de façon durable après plusieurs réaffutages :28: . Et ta courbure est bien convexe, n'est-ce pas :unsure: ?

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j'envisageais d'acheter une ou deux varlopes, que faut il regarder en priorité?

Pierre, je pense que pour l‘usage que tu veux en faire (dresser des lames ou des carrelets de petites dimensions et non dégauchir des pièces de bois de grandes tailles et en grands nombres, à moins que tu veuilles t‘attaquer à la fabrication d‘un pont-levis :P …) une demie-varlope qui n’est qu’une varlope d’environ 450 mm de long, (une varlope fait entre 700 et 800 mm) est beaucoup plus pratique :29: … Quant aux rabots à recaler ce sont des outils destinés à travailler en bois de bout (à recaler les coupes) mais pour un usage sur fil, si le fil est couché, le résultat est très bon mais lorsque le fil est pris à rebours sur fil tranché ou contre-taillé malgré des lumières réglables, il se forme des éclats du fait de la faible pente du fer (plus les fers sont « droits » proches de 90° moins il se crée d’éclats -_- )…

Simon, bravo pour cet aperçu et chapeau pour la p'tite noisette que tu as réalisé :29: :24: ….

Frank

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Heu..; ben en fait c'est plutot pour travailler sur des billettes entières lors du dégrossissage et de la mise en forme de la billette pour le séchage (sous formes de barres de 5cmX5cm. donc je pense qu'un gros modèle serait plutot pas mal...

Ceci dit, je retiens ta proposition pour la demi varlope.

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De plus il est plus rapide de "gommer" les gros défauts de planéité avec une demi-varlope (ou mieux un riflard…) qu’avec une varlope dont le fer ne touche quasiment jamais :pfff: sur les pièces qui ont trop de creux <_< …

Frank

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Bonjour,

Pour ce qui est des varlopes chacune des trois que je possède a une fonction.

Celle en chêne qui est la plus courte me sert à dégrossir, elle a un fer légèrement convexe.

La plus grosse en hêtre lui fait suite avec un fer presque plat réglé asser fin (voir dans le post 'test titebond')

Ensuite, pour les travaux très fins, genre joint des tables et du fond des instruments de musique, j'utilise celle en cormier, elle est moins large que celle en hêtre, mais plus lourde et la semelle plus glissante

C'est sûr qu'une varlope bien réglée n'est pas vraiment faite pour dégrossir, à moins d'augmenter la sortie du fer, ce qui fera des copeaux plus épais avec le risque de produire plus déclats s'il y a des contre-fils dans le bois...j'en parlerai plus en détail bientôt.

Fraxinus, merci pour la noisette, elle est faite à partir d'une barre d'acier doux de chez castruc usinée à la lime et à la fraise avec une perceuse à colonne (un de mes rares outils électriques). J'avoue que j'en ai bavé quelques jours entiers pour la faire.

D'ailleurs j'ai un petit truc à ce sujet, si vous shouhaitez découper de l'acier dur (comme une lame de rabot Stanley) sans le détremper, ce qui arrive à coup sûr avec une meuleuse, on peut utiliser une lame de scie au carbure de tungstène pour la découpe du carrelage. Ces lames s'adapte aux scies à métaux.

Il faut quand même pas mal d'huile de coude, mais c'est bon pour la santé :)

Edited by Simon

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je me demandais comme tu peux assurer un rayon identique sur la semelle et sur la lame, aussi bien au départ que de façon durable après plusieurs réaffutages :28: . Et ta courbure est bien convexe, n'est-ce pas  :unsure:  ?

Ishi, d'abord on fait un gabarit qui représente la courbure souhaitée, cette courbure est reportée à chaque bout du rabot.

Il faut que ces courbes soient bien l'une en face de l'autre, pour ça rien de tel qu'un trait sur chaque flanc du rabot comme repère.

Ensuite on rabote, là j'avoue qu'il faut quand même le coup de patte pour raboter droit :21: !, Mais tu peux toujours rattraper tes erreur en frottent la semelle sur du papier verre déposé sur un marbre ou une planche assez plate.

Si tu as une ponceuse à bande, ça peut le faire aussi, mais bruit+poussière= bof

Une fois la courbe obtenue tu mets la lame de ton rabot en place tu fends un crayon à papier en deux pour avoir la mine du côté fendu (plat). Tu peux reporter la courbe sur la lame en faisant glisser le crayon bien à plat sur la semelle.

Après il faut travailler la lame, à la pierre pour les plus courageux, sinon à la meule à eau pour ne pas détremper l'acier...

Par contre à l'affûtage là aussi c'est une histoire d'habitude. Mai il faut quand même souvent vérifier en cours de travail que la lame sort bien régulièrement tou le long de la courbe...

Pour terminer, ce rabot que tu vois me serts à dégrossir, je ne suis donc pas trop regardant sur les courbes, il faut juste veiller à ce que la courbe de la lame ne soit pas moins accentuée que celle de la semelle, sinon, ça ne sera pas pratique pour raboter...

Sinon, pour ls rabots de Gianrico, je crois que se sont des rabots de chaisier, mais on peut s'en servir pour tellement d'usages...degros taille crayon en somme !

Edited by Simon

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:07: pour ces précieux renseignements :115:

Comme tu dis il faut le coup de patte pour raboter droit d'un bout à l'autre d'une semelle de rabot. :115:

De façon générale, il faut surtout accepter de ne pas aller plus vite que la musique (au moins celle qu'on est capable de jouer), donc faire des copeaux ultra fins pour que d'éventuelles prises de contre-fil ne génèrent pas de drames et multiplier les passes avec un beau copeau qui s'enroule bien. :wub:

Autre sujet, pour faciliter la glisse des semelles sur les pièces, je passe un coup de savon sec dessous de temps en temps, y-a-t'il un truc plus "pro" ?

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Ben pour la glisse, je ne mets rien ! ! Tout simplement parce que les parties que je rabote sont destinées au collage et donc ne doivent pas être "polluées" par quoi que ce soit.

C'est même pire, quand je jointe un fond ou une table, je ne me permet même pas de toucher ce que je viens de raboter, car le dépôt inévitable de sébum qui s'en suivrait nuirait au collage.

Si tu ne colles pas alors tu peux mettre du savon ou de la parafine (restes de bougies par exemple)

Sinon, le "truc" pour que ça glisse, c'est d'avoir le moins de surface de contact possible entre la semelle du rabot et la pièce de bois.

Donc pour les rabots en métal, on laisse une surface poncée dans le sens de la coupe, comme avec du papier abrasif à gros grain.

Chez Stanley, ils avaient même des rabots avec des semelles rainurées pour faciliter la glisse (à voir sur DICK rabots Anant "corrugated sole")

Pour les rabots en bois, ben à force d'utilisation la patine fait le reste, surtout quand le bois est dur comme le cormier !

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Erratum, erratum pour Fraxinus, la noisette en question est celle de gauche. Toujours cette fichue gauche et droite que j'ai tendance à confondre. Le plus petit a été fabriqué par un lutin allemand appelé Herdim :108:

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Hello tout le monde, ça faisait longtemps...

J'ai quand même le silence productif, car je viens de terminer la demie varlope promise à Pierre.

Pierre, avant que je te l'envoie, dis moi si tu souhaites des petites modifs, du genre une poignée supplémentaire devant...

Sinon ben fût en hêtre, semelle en lame de terrasse (massarand encore et toujours), le fer et le contre-fer pas encore prêts (affutage, nettoyage), ils font 4cm de large, ce qui permet déjà d'enlever de bons copaux :)

Je profiterai de l'affûtage de cet instrument pour en publier des photos (de l'affûtage).

Voilà, @+

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Edited by Simon
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Simon, tu fais chier... je viens de baver sur mon clavier....

heu, pour la poignée devant, je n'ai pas d'apriori; je ne sais donc pas si c'est mieux avec ou sans donc je te laisse seul juge.

Je suis super content.

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Bon, c'est reparti ! ! C'est pas trop tôt vous me direz...

Alors voilà, une petite demo d'affûtage. Vous verrez, je suis loin d'avoir inventé la poudre :23:

Tout d'abord présentation des armes :

J'utilise une Norton India à l'huile de chez castruc, un côté pour dégrossir, l'autre pour l'affûtage proprement dit (pierre de droite)

Généralement, je préfère utiliser ma pierre japonaise à l'eau. Elle a deux faces aussi, mais une pour l'affûtage, et l'autre pour la finition. L'avantage de l'eau, c'est que ça ne salit pas les outils et ne fait pas prendre de risques dans le cas d'un collage ultérieur. (celle de gauche sur la grosse pierre japonaise qui elle aussi sert à affûter comme la première face de l'autre)

Au centre le cuir à polir avec le morceau de pâte à polir et une pierre d'Arkansas qui sert à la finition des lames quand j'utilise la pierre Norton

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Pour la demo, je commencerai l'affûtage avec la pierre Norton pour continuer avec la finition sur la pierre japonaise et le polissage avec le cuir.

Il y a donc toujours trois étape pour l'affûtage :

-L'affûtage simple (je ne sais pas comment l'appeler autrement)

-la finition pour enlever ce qui reste de morfil

-le polissage pour transformer sa lame en rasoir !

Pour l'affûtage, j'ai une planche en hêtre ou je cale ma pierre Norton :

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Et hop dans le trou ! Ca évite que la pierre parte dans tous les sens quand on affûte :05:

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Edited by Simon

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Ensuite, pour que la pierre donne le meilleur d'elle même, je la nourrie bien avec.........de l'huile d'olive. Mais oui ! C'est à ma connaissance la seule huile naturelle non siccative et ça marche très bien !

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Ensuite, on procède à la première opération d'affûtage qui consiste à refaire un biseau propre sur la lame du rabot.

Ce biseau fait un angle d'environ 25/30° par rapport au plat de la lame.

Donc on pose la lame sur la pierre (face "affûtage") côté biseau en essayant de respecter l'angle de 25/30°.

Pour respecter cet angle c'est généralement assez facile quand le biseau n'est pas trop mangé, il suffit de laisser la lame se poser à plat sur le biseau, et de "sentir" le biseau quand on le frotte sur la pierre.

Généralement, quand on est bien "à plat", ça glisse tout seul.

Dans les autres cas ça "mord" la pierre, donc il faut rectifier l'angle...

On peut aussi se guider au bruit que fait la lame quand elle frotte la pierre. Trop près du tranchant ou de la base du biseau, le bruit n'est plus un frottement, mais celui d'un raclage...

Généralement, on présente le tranchant perpendiculairement au sens du frottement pour respecter les fibres du métal, et on étale aussi bien l'huile de la pierre de manière régulière.

Cependant, comme je l'ai vu faire par les affûteurs traditionnels japonais, on peut donner un léger angle de côté, ce qui permet d'éviter d'avoir un biseau trop arrondi.

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Edited by Simon

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