Jump to content
Link

Pour la saison préhistorique 2018

Recommended Posts

Salut!

Je suis presque absent du site depuis plusieurs mois mais ce n'est pas pour autant qu'il n'y a pas de bruit dans l'atelier... :original:

Je vous propose quelques étapes de la fabrication de mes dernières flèches qui si tout se passe bien devraient commencer officiellement leur saison à Crépy en Valois.

Pour commencer, une photo du matériel et de l'outillage que j'ai utilisé. Tout n'est pas forcément présent mais çà donne une idée.

001.JPG.cd4b235106ea36b0f90eb0d5168d83d6.JPG

 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Comme pour les arcs, j'essaye différentes façon de procéder suivant les inspirations glaner sur webarcherie, youtube et autres.

Ce qui différencie le plus les flèches préhisto' des flèches fûts bois classiques, ce sont pour moi les pointes. C'est souvent ce qui pose le plus de questions tant pour la matière que pour la fabrication.

Ces derniers temps, je reste attaché au bois de cervidés. Plus souple que l'os, plus noble, plus facile à travailler que l'os mais souvent plus léger que ce dernier en raison de la spongiosa.

Ici, un lot de pointes d'andouiller de bois de cerf.

002.JPG.da6df0f4248c700980dc989f1cbd7c94.JPG

Share this post


Link to post
Share on other sites

Je garde les pièces qui me semblent les plus denses. Celle de gauche est bonne et l'autre sera laisser de coté.

005.JPG.abe2c42254fbe22175b994f6925cf010.JPG

Share this post


Link to post
Share on other sites

Ici, les pièces que j'ai sélectionnées. En haut on note deux vieilles pointes en os. Elles sont cassées au bout et pourtant elles pèsent plus de 80gn. Pour obtenir un poids d'au moins 100gn, je pense que l'os est plus approprié. Il faut juste trouver les os à moelle à parois épaisses.

003.JPG.19bc092c953c8e0e7f7694c678e5fdd9.JPG

Share this post


Link to post
Share on other sites

J'usine les morceau de bois de cerf de façon à obtenir des carrelets de 80mm de long sur 10x10mm. J'utilise au début ma râpe de maréchal ferrant puis une ponceuse à bande (avec des gants!).

004.JPG.1ffd277a8e279209f35867ed96aa3238.JPG

Share this post


Link to post
Share on other sites

Jusqu’à présent, je collais les morceaux de bois de cerf brut directement sur mes fûts (en biseau double). Ensuite je les travaillais en pointe avec la ponceuse à bande. Malheureusement, il n'est pas rare de mettre des coups de bande sur les fûts et soit çà fait moche, soit çà fragilise le fût bois. Cette fois ci, j'ai d’abord collé mes pointes sur des bouts de fûts (contrepetrie?) de 20-30cm de long. J'ai l'avantage de mieux contrôlé le poids des pointes et si j'usine le fut par mégarde, ce n'est pas grave puisque que ce ne sont que des supports qui finiront dans la cheminé. Néanmoins, cette technique peut avoir un désavantage pour la suite...

006.JPG.9226341cdb0ecaf8df9a8a511284c429.JPG

Share this post


Link to post
Share on other sites

Une fois les pointes finies, avec un poids tournant autour des 105gn, je chauffe un peu le biseau pour les décoller. Je nettoie le reste de colle, je dégraisse, et je n'ai plus qu'a tailler le fût bois en biseau double mâle. Ce que j'ai trouvé de mieux pour le moment c'est la râpe de maréchal utilisée coté lime posé sur l’établie. Et là, pour que la pointe soit alignée parfaitement, il faut être minutieu, autant qu'un équilibrage d'arc! C'est le point négatif de cette façon de faire, mais avec un peu d'attention et de patience, pas de problème!

Pour la colle, j'ai utilisé une époxy rapide en seringue de chez UHU à 1,99€ chez Lidl... Pour l'utilisation, j'ai rarement trouver moins cher. Après tout, tant que la flèche atterri dans la mousse.... :whistling:

007.JPG.8685684986aa4b21d26df074e4b501d2.JPG

Share this post


Link to post
Share on other sites

Pour les plumes, rien de sorcier. J'ai même utilisé une empenneuse moderne. Je vous épargne les photos de l'étape. N’empêche, ce n'est que récemment que j'utilise une empenneuse du commerce. Le collage et l'alignement à 120° est donc parfait, logique. Pourtant, pendant des années, j'ai utilisé des empenneuses maison et sur une douzaine de flèche par exemple, il arrivait qu'une ou deux voir trois aient un alignement à 120° très moyen. Ces flèches avaient donc un vol moins convaincants que les autres... C'est déjà pas facile d'avoir des flèches parfaitement adaptées (bon spine et compagnie...) autant se faciliter la vie avec des outils pratiques.... :tongue:

Ici les plumes de dinde d'archerie que j'ai découpé avec un gabarit que j'ai présenté ailleurs.

009.JPG.229c161681e3b5f1ee926524a2bfc005.JPG

Share this post


Link to post
Share on other sites

Pour une prochaine série, j'utiliserai ces plumes de dindons récupérer auprès d'un éleveur de la région. Un coup de cutter et un passage à la ponceuse à bande et elles seront prêtes au collage.

008.JPG.76076ce497708d365171e3ebe136ca4f.JPG

Share this post


Link to post
Share on other sites

content de te lire Dân,

je vois que tu te prépares activement...

Share this post


Link to post
Share on other sites

Du travail soigné comme d'habitude :good: !

Curieux de connaître ton retour concernant la colle epoxy à 1,99 E (difficile en effet de faire moins cher). Et bien joué pour la récup' de plumes de dindon : il me faudrait trouver le même plan version plumes d'oies mais j'ai cru comprendre qu'elles étaient souvent abîmées lors du "déplumage" des volatiles :huh:...

J'ai pour habitude de traiter les plumes à la vapeur (cocotte minute) pour tuer les éventuels parasites (quand elles ne proviennent pas d'une archerie)...     

Edited by Le Paresseux

Share this post


Link to post
Share on other sites

La majorité des plumes conviennent même le pigeon. Après ce n'est qu'une question de durabilité. Perso je récolte ce que j'ai à proximité = les ramiges de paon, j'ai aussi utiisé du cygne récolté sur le bassin d'Arcachon (il y a une grosse colonie entre Ares et Andernos ; magnifique le soir quand ils rentrent par voiles déployées poussés par le vent) mais j'ai appris plus tard que c'était une espèce protégée, dommage = aussi solide que le Dindon.

J'ai des flèches d'une dizaine d'année en plumes de pigeon = très bien pour le tir aux marques, elles sont fines = un minimum de trainée.

Si j'ai débuté au préhisto avec des fûts et plumes du commerce et des pointes exotiques en ipé,  je suis en train de constituer des flèches totalement made home avec des produits bruts "locaux".

Pour les parasites dans les plumes, un séjour au congélateur serait aussi efficace.

 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Je fais exactement comme toi, sauf que je colle directement les pointes sur le fût définitif et que j'utilise la ponceuse à bande coincée à l'envers pour user doucement l'os et façonner la pointe. Je n'ai jamais eu de pb, sauf quand j'allais trop vite et que la pointe chauffait et qu'elle se décollait sous l'effet de la chaleur.

Share this post


Link to post
Share on other sites
il y a 8 minutes, PatriceB a dit :

J'ai des flèches d'une dizaine d'année en plumes de pigeon = très bien pour le tir aux marques, elles sont fines = un minimum de trainée.

Et on peut dire que les plumes fines ne manquent pas quand on fait de la recup' (je pense aussi aux plumes de poules, tout simplement) : merci pour l'astuce :good:!

En tout cas, mes flèches "longues portée" (empennage court et rasant, pointes légères et fûts légèrement + long) me font systématiquement gagner 15 à 20 pas supplémentaires de distance par rapport à mes flèches "normales". Mais peut-être est-il possible de gratter encore quelques mètres avec de la plume fine :bow_arrow:...   

Share this post


Link to post
Share on other sites
Il y a 15 heures, Link a dit :

Cette fois ci, j'ai d’abord collé mes pointes sur des bouts de fûts (contrepetrie?) de 20-30cm de long

Bernard te dirait qu'il faut voir le coût du fût...........

Share this post


Link to post
Share on other sites

... et pour les ranger, se souvenir qu'il y faut 2 caisses par fût..

  • Haha 1

Share this post


Link to post
Share on other sites

Comme vous parlez tout les deux de fûts...

Pour cette année, je suis revenu au cèdre après avoir tester le spruce et le pin. Pour ma part, j'ai commandé des fûts cèdre lourd pour mon osage de 48#@28". Pas si simple d'avoir plus de 380gn en 40-45# 11/32. J'ai déjà faits des fûts en rejets de noisetier ou cornouiller mais il faut reconnaître que c'est un travail gigantesque (mais très plaisant) si l'on souhaite obtenir des fûts similaire en poids, diamètre et spine....!

Je fais quelque chose qui me fait perdre 1 ou 2# de spine et 15 grains et me fait donc gagné en FOC (non négligeable avec des pointes non métalliques). Je passe de 11/32 à 5/16 côté encoche au rabot. Avec une boite à flèches et un rabot aiguisé, c'est un jeu d'enfant.

Je commence d'abord à déterminer la longueur que je vais raboter.

010.JPG.9869bee746199e33f3b7f1af80ad79d5.JPG

Share this post


Link to post
Share on other sites

A vrai dire, je fais comme dans la vidéo suivante, c'est simple et rapide.

011.JPG.5fe342fb5f4350c3db50443ad2cd969f.JPG

 

 

Share this post


Link to post
Share on other sites

Pour les encoches, j'utilise comme certains d'entre vous une scie à carrelage pour faire le gros du travail. Avant, je faisais un trait de scie puis j'agrandissais à la lime ronde mais c'était quand même un peu long. La scie de carreleur fait un poil plus de 2mm d'épaisseur, semble inusable sur le bois et est extrêmement efficace pour ce rôle. J'utilise un morceau de profilé caoutchouc récupérer au boulot: il me permet de serrer le fût dans l’étau sans l’abîmer.

012.JPG.02c1f2c9e7503c270390eb5db502c7c3.JPG

Share this post


Link to post
Share on other sites

Create an account or sign in to comment

You need to be a member in order to leave a comment

Create an account

Sign up for a new account in our community. It's easy!

Register a new account

Sign in

Already have an account? Sign in here.

Sign In Now

×