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ARCS COMPOSITES 2007

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Depuis que je construis des arcs composites les erreurs ont été nombreuses qui ont parfois amené à des échecs. L’intérêt que vous avez bien voulu exprimer pour ces tâtonnements parfois hasardeux m’a, seul, préservé du découragement.

J’apprends sans cesse de nouvelles choses, c’est pourquoi le tutoriel que je propose ici ne fera que témoigner de l’actuel état de mes connaissances et sera sans doute bientôt dépassé. Les arcs fonctionnent cependant très bien ce qui n’était pas le cas des premiers et l’intérêt de ce qui suit est par conséquent de permettre à ceux qui souhaitent tenter l’expérience d’éviter les déboires que j’ai rencontrés.

Je commencerai par la préparation des matières premières puis leur assemblage.

Je présenterai quelques arcs achevés et reviendrai aussi sur les finitions et décors.

On lit et on entend dire bien des choses concernant les arcs composites. Je crois que l’expérience est irremplaçable.

Il y a au moins deux points sur lesquels il n’est pas raisonnable de tergiverser : un arc composite ne peut pas être achevé en moins de six mois et il est nécessaire d’utiliser des matériaux d’une qualité irréprochable. On dit parfois que le bois ne sert que de support et peut être de qualité médiocre, mais je pense qu’il y a des arcs de qualités très variables.

A chaque fois que j’ai utilisé des matériaux douteux, la viabilité de l’arc le fut aussi.

J’utilise de préférence le bois d’osage, le bambou, l’if, l’alisier, l’érable. La corne de buffle d’eau est la seule qui convienne et le tendon doit être très finement défibré.

Passons à la préparation des matériaux …

Les lames de bois sont découpées sur dosse comme on le fait pour un arc primitif, en suivant le cerne dans la mesure du possible puisqu’il s’agit de lames rabotée et donc planes. Elles mesurent cinq centimètres de large, entre quatre-vingt dix centimètres et un mètre quinze de longueur et leur épaisseur peut varier de deux à cinq millimètres suivant la puissance envisagée compte tenue de l’essence utilisée et de la longueur de l’arc. Ceci n’est appréhendable que grâce à l’habitude et demeure de toute façon approximatif.

Les arcs achevés ont une puissance située entre trente-cinq et soixante-dix livres et je sais que pour des côtes égales, l’if ou le bambou donneront des arcs plus confortables que si la lame est en osage ou en un autre bois.

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En ce qui concerne le bambou, la préparation est plus délicate.

Les lames sont obtenues par refente puis dégauchies (côté interne) avant d'être rabotées (surface externe).

Le dégauchissage permet d'obtenir une surface plane sans laquelle le rabotage ne serait pas possible.

Lorsque les lames sont rabotées, elles ne sont pas encore prêtes à être utilisées : pour l'être je les râcle

juste avant le collage et les passe au four ou à la flamme afin de les cuire. Ce passage à plus de cent degrés

pendant trois ou quatre minutes modifie la constitution du matériau, le rendant beaucoup plus résistant à la traction.

La lame sera, avant collage, soigneusement dégraissée à l'acétone.

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Voilà quelques lames qui seront retravaillées avant d'être utilisées.

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Je passe à présent à la préparation des poignées...

Celles-ci sont en érable champêtre, l'érable "prend" bien la colle et aide au collage du tendon,

mais ces poignées peuvent être en buis, plus lourd qui garantira un peu plus des secousses à

la décoche, d'autres bois conviennent cependant. (longueur environ 15 centimètres, plutôt moins).

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Sur les photos précédentes, certaines poignées présentent la face de collage plate et d'autres une face de collage légèrement convexe, il s'agit là de deux modèles d'arcs, le premier ne présentant aucun "set back" l'autre si. Voici ce vers quoi ces deux modèles de poignées vont conduire...

En haut : poignée avec "set back", en bas poignée "plate".

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Les poignées étant prêtes, préparons les siyahs. Leurs formes peuvent être très variables mais

il faut rechercher la légèreté, la solidité et un angle proche de cent trente-cinq degrés( longueurs

inférieures à 15 centimètres). Là encore, l'érable est le bois qui permet de trouver le meilleur

compromis, mais le noyer,l'orme, le frêne conviennent aussi. Je fais de ces bois l'âme du siyah,

tout autre bois pouvant convenir par sa solidité ou ses qualités esthétiques pour constituer des

plaques de renfort qui seront collées sur les côtés de l'âme. Parfois aussi un bois ou un autre

matériau dur servira à un "insert" central dans l'âme du siyahs.

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Ces "habillages" n'ont évidemment pas qu'une valeur décorative, il s'agit de corriger la disposition des cernes du bois sans quoi le siyah ne supporterait pas l'armement de l'arc. Voici quelques exemples.. a noter que je n'ai jamais eu de bris de siyah avec ce type de configuration, ce qui me laisse penser que cette conception est viable.

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Préparation des cornes.

Pour garantir un passage à la scie à ruban sans danger, je passe d'abord la corne sur la dégauchisseuse afin de préparer une surface qui prendra appuie sur la table de sciage.

Lecture des photos de haut en bas (et de gauche à droite)...

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Cette opération prend cinq minutes par corne mais la préparation n'est pas finie.

Quelques passages à la dégauchisseuse permettent de redresser la lame, cependant le serrage

de cette lame, la forçant à épouser une surface plate, est la seule garantie pour vérifier sa rectitude.

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Je prépare ensuite les faces internes et externes des lames en alternant racloir et ponceuse à bande. Il ne s'agit cependant que de dégrossir et en aucun cas de préparer la lame au collage car la corne est un matériau très instable qui se déforme avec le temps. Les lames ne seront donc retravaillées définitivement que juste avant leur collage sur l'arc.

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Les lames sont prêtes : de trois à six millimètres d'épaisseur et plus de soixante dix centimètres de long pour les plus grandes.

J'emporterai tous ces éléments préparés pendant les vacances pour les assembler en classe.

La quantité des chutes est impressionnante... :blink:

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Retour à l'école (atelier urbain). Les matériaux sont disponibles pour être assemblés. Toutes les pièces doivent être retravaillées.

Je vais tracer un trait longitudinal sur les lames de bois et marquer le milieu de chacune.

Je vais coller les renforts ou les inserts des siyahs et tailler la partie qui viendra se coller dans la lame de bois

Je vais assembler les lames de cornes par paires de mêmes courbures.

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Voilà quelques stades de ces préparatifs avec l'aide de Plessis Owl...

Les siyahs :

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On a vu précédemment les mêmes siyahs renforcés de plaques latérales ou d'inserts.

Je continue à présent avec l'assemblage siyah/lame de bois : report de l'insertion du siyah dans la lame, découpage de la lame, collage.

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Des renforts peuvent être placés sur les bords des siyahs, augmentant la resistance du collage.

Collage de la poignée...

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Un premier arc assemblé, il ne manque plus que la corne... je prépare d'autres arcs en variant les designs.

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Préparation de lames à la vapeur afin de les cintrer (une heure sur eau bouillante)

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Après quelques jours de séchage( colle de poisson), les arcs sont manipulables et je prépare les lames de cornes pour leur collage.

Je les râcle et les ponce pour que la face de collage soit parfaitement régulière, je dégraisse à l'acétone et je raye la surface pour améliorer l'adhérence et l'accroche de la colle.

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Dans le choix du désign, la question se pose de coller les lames de corne en leur laissant imposer leur courbure naturelle au bois de l'arc ou bien en les forçant à épouser une forme déterminée. Il ne faut pas chercher trop de réflexe au départ car le tendon va en ajouter considérablement. Ce serait une erreur de chercher à faire un arc "crabe" dès la conception. Le très long séchage en ferait un cerceau impossible à encorder.

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Sur une photo précédente, la présence de petites planches de bois qui voisinent avec l'arc laissent présager du choix qui va être fait : ces planches seront placées sur la lame de bois du côté du dos de l'arc de telle sorte que le collage de la corne sur le ventre ne modifie que très peu la rectitude initiale des lames de l'arc. La corne est donc "forcée" et la déformation dûe à la cornesera très faible comme l'atteste ce même type de collage sur un arc achevé...

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Je passe à présent au travail d'affinage de la poignée sur un arc dont le collage de la corne est suffisant.

Surforme, rapes et papiers abrasifs permettent de préparer la poignée et de la rendre ergonomique.

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Il reste à casser les angles de la lame de bois du côté du dos de poncer grossièrement cette lame et de la dégraisser pour passer ensuite au renforcement.

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