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Cécile

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  1. Heu... Foufouche, je parle la même langue que toi et je tiens à t'assurer que les paroles de Pedro ont beaucoup de sens, que ta réaction est complètement disproportionnée et qu'un arc qui casse, même s'il est censé travailler comme ce pour quoi il est prévu, çà arrive dans toutes les disciplines... Tirer un arc traditionnel anglais à l'oreille, la poitrine ou l'épaule, comme il m'arrive également de le faire en tir aux marques est totalement normal pour peu que les flèches soient suffisamment longues et que l'arc ait la hauteur convenable (hauteur du bonhomme + une main environ)...
  2. Jeanno a raison, si çà frotte fortement, c'est sûrement un problème de détalonnage. Toutefois, par sécurité, parce que ça frotte toujours un peu à l'usage, et à cause des mauvaises décoches, une protection n'est pas superflue ;)
  3. 4 archers de Lisses présents samedi. On restera le soir ! ;) J'envoie l'inscription dès demain matin, promis juré !
  4. Il y a également la possibilité, comme les archers anglais avec longbows, de porter une bague à l'index de la main d'arc et qui sert de repose-flèche. Attention de mettre un lien ou une chainette accrochée au poignet pour ne pas que la bague s'envole lors des tirs ;)
  5. Mais c'est que ce serait parfait pour une furette sioux ! :D
  6. Oui, on peut parfaitement tirer d'un coté et avoir l'oeil directeur de l'autre. C'est meme quelque chose que je recommande quand dans ton cas la main droite est bien plus habile que la gauche, car il est plus aisé de maitriser la traction et la décoche avec une main agile que l'inverse. Certains comme JMG s'en sont bien sortis en utilisant leur oeil directeur au détriment de la main, mais ce n'est pas le cas de tous et j'ai vu des cas d'abandon du tir à cause d'une imposition sur l'oeil directeur et non la main. Si tu tires avec un viseur (viseur compound, classique ou pointe de flèche, il est très recommandé dans ton cas de fermer l'oeil directeur pour avoir un bon alignement viseur/oeil et ainsi une bonne précision, sinon, c'est souvent la pagaille. Par contre, en tir traditionnel (instinctif), qu'importe l'oeil directeur puisque c'est l'image globale arc/cible qui sert dans la précision du tir. En espérant avoir été utile ;)
  7. Par ici, quelques idées ;) : http://ceciletoxo.free.fr/technique.html Il y a de l'échauffement : à pratiquer même en dehors du tir pour assouplir les articulations. Il y a des exercices variés sans arc dans soigner sa forme physique. Certains No. du TAM (Tir à l'Arc Magazine) ont également des articles plus fouillés que ce que j'ai fait sur mon vieux site internet, en particulier en utilisant un élastique d'échauffement. Les sports annexes autres que la musculation qui font du bien au tir à l'arc : natation, sports de combat, escalade, gymnastique, yoga, taï chi chuan, ...
  8. Très intéressant si on sait lire l'anglais TARGET PANIC FOUR STEPS TO CONTROL By ©AlanWalker : 4Steps-1.PDF Parmi les méthodes de la littérature, c'est la méthode McKinney qui a la préférence : reprogrammation mentale en tirant énormément sur paille pour simplifier. Mais l'article ci-dessus ouvre d'autres perspectives intéressantes.
  9. Je ne connais pas les textes. Ce que j'en sais me viens essentiellement des anglais qui ont conservé la tradtiion du tir d'artillerie : les corps d'archers étaient commandés par des archers d'élite qui règlaient le tir des autres archers (hausse et direction) et pouvaient servir de "sniper" à l'occasion. J'ai reçu "the great warbow", censé être une "bible" sur l'utilisation de l'arc au moyen-âge. Va falloir que je me mette à le lire plus qu'en diagonale ;) !
  10. :clapping: Cà donne presque envie de recommencer à fumer !
  11. On frappait de taille, très rarement d'estoc, en tout cas avec les épées. Les épées d'estoc sont apparues mi/fin 15ème si je ne me trompe pas. Les archers n'étaient pas protégés des flèches, c'est sûr, contrairement aux arbalétriers qui portaient souvent la salade contre les pluies de flèches. Il n'y avait que peu de risque en tir direct car ce dernier était surtout utilisé contre les charges de fantassins et cavaliers ou pour viser un chef de guerre (archers d'élite).
  12. Les branches durcissent dans le temps à cause du vieillissement des résines qui perdent en élasticité. Elles gagnent quelques livres en même temps que des risques supplémentaires d'éclater. Toutefois, je pense que cela dépend beaucoup de l'utilisation des arcs et de leur stockage : tir extérieur fréquent avec soleil et intempéries et un stockage près d'une source de chaleur ou dans un coin très humide sont des facteurs de vieillissement accéléré.
  13. Dos en deux morceaux cousus sur la hauteur. Devant en deux morceaux unis. Mon jaque fait entre 10 et 15 mm d'épais environ. Pour assembler les manches, j'ai cousu le tissu externe du buste (devant et dos assemblés) au tissu externe de la manche elle-même déjà cousue dans sa longueur, puis, j'ai cousu le tissu interne (contre le corps) en rajoutant parfois un peu de bourre pour bien former les épaules. Attention à coudre les manches avec un angle de 60° environ avec le corps pour assurer l'aisance de mouvement.
  14. Cela fait 15 ans que je tire à l'arc régulièrement et quelques paires d'années que j'enseigne. Il y a donc 18 ans, je n'étais pas bien suivie et moi-même mal inspirée et inculte en matière de tir à l'arc. J'ai été salement blessée au triceps du bras de corde et pourtant, j'ai toujours été sportive... Ce que je disais sur la conception personnelle veut dire qu'il s'agit d'un point de vue personnel et que je trouve, je ne mentirai pas ni ne mettrai de gant, dangereux. C'est un peu comme d'apprendre à nager en jetant quelqu'un directement dans le grand bain, çà peut laisser des séquelles. Ce que j'ai vécu, d'autres l'ont vécu. Et parce qu'on est sur un forum public, il vaut mieux signaler ce qui peut être dangereux et ce qui est préférable. Et ainsi, conseiller vers le bas plutôt que vers le haut reste la meilleure assurance pour éviter les soucis. Voilà tout ! ;)
  15. L'Elfe et Chasseur fou 25 ont une conception personnelle de la puissance, c'est leur droit. Personnellement, j'ai eu un bras flingué par l'usage d'un arc de 30 livres utilisé un seul jour après 2 mois d'apprentissage. Il m'a fallu 3 ans avant de pouvoir reprendre un arc et de recommencer à tirer avec difficulté sur un arc de 15 livres... Depuis, après avoir appris les bons gestes, usé de prudence et acquis beaucoup d'années d'expérience, je peux tirer sans mal jusqu'à 45 livres de puissance. En tant qu'entraîneur, j'ai vu des costauds peiner avec un arc de 24 livres et certains souffrir de tendinites avec un arc de 28 (et pas des débutants et hommes qui plus est). Donc, la puissance quand on débute, c'est effectivement important, çà ne s'improvise pas et c'est accompagné d'entraineurs que l'on risque le moins physiquement et surtout que l'on risque le mieux : - d'apprendre comme il faut, - de ne pas griller les étapes, - s'amuser pendant de nombreuses années.
  16. T'as l'air d'en connaître plus que moi ! Sinon, pour revenir au départ, sache que tu peux abandonner ta représentation d'archer car elle est fausse. Sans vouloir être dans l'affirmation complète car je n'ai pas vécu à cette époque et ceci dit pour ceux qui ont l'habitude de tomber sur quiconque tente d'expliquer un truc historique, voici ce que j'en dirais : -> le jaque d'archer a des manches ; l'usage de lacets pour fermer le jaque n'est avéré que dans la seconde partie du 15éme siècle ; elle est plus longue début 15ème. -> le casque bien que s'inspirant d'une forme correcte a des fioritures débiles dessus, -> le chaperon fermé par des boutons à l'avant est plutôt un vêtement de femme, -> les bottes sont fantaisistes ; on portait des chaussures courtes ou des bottines début 15ème. -> le sac à flèche est accroché dans le dos à l'horizontale, pointes visibles par l'archer côté droit. -> les archers n'utilisaient pas de petits boucliers de duel. -> les archers avec gant de tir ne sont pas avérés avant le 16ème siècle et le bracelet de protection de l'époque, qui n'a rien à voir avec les bracelets de type traditionnels actuels, se composaient d'une pièce de cuir positionnée au milieu de l'avant-bras, au niveau de la corde d'arc (protection contre les vibrations latérales). -> je ne dirais rien de la position de tir de l'archer qui est une position moderne... Cà n'a pas l'air d'avoir pris, mais je vais le répéter ici : le pourpoint est un vêtement matelassé se portant sous une armure métallique. Ce vêtement plutôt riche ne sera pas porté par un archer. Le jaque se met directement sur la chemise.
  17. A toi de voir : pour un rendu final extérieur convenable, pas mal d'options sont possibles. Le coton, c'est plus léger et moins chaud que la laine et çà s'alourdit bien moins si c'est mouillé. Pour la résistance, il faut une bonne toile de lin (type ameublement ou anciens sacs de lin) au moins à l'extérieur. Pour ce qui est de la résistance aux armes, en combat blunté, il faut bien sûr être suffisamment épais pour absorber les coups. La construction historique démontre l'utilisation d'un grand nombre de couches de tissu avec probablement un matelat d'épaisseur assez faible de coton dans chaque couches.
  18. Pour les braies, les tissus communs que l'on trouve sont bons : trames 1x1ou 2x2 (fils). Ecrus, forcément, mais çà c'était bien vu. Pour les chausses en laine, séparées est effectivement à préférer comme ce qui est proposé dans mon sujet spécifique (soit en V au-dessus des cuisses, soit entourant les hanches sans se rejoindre dans le dos). Attention à ne pas prendre un rouge intense mais délavé. Les rouges intenses sont réservés à l'aristocraties et aux bourgeois aisés ;) Pour ce qui est de la protection matelassée, on ne parle pas de pourpoint qui est une protection matelassée légère avec mailles et/ou plaques de fer par dessus), mais de jaque ou gambison dont je recommande de lire également ce que j'ai écrit dans mon sujet spécifique. Attention qu'en 1415, le jaque en 4 pièces n'existait pas. Il faut réaliser sa protection en plusieurs demi-pièces sans coupure à la taille si on veut être compatible complètement avec l'époque. Personnellement, j'ai refait mes pans extérieurs en une seule pièce verticale chacun, après m'être trompée en faisant un 4 pièces... Cà semble un détail, mais pour les reconstituteurs sérieux, c'est un détail qui a son importance. Sinon, pour rester compatible, il ne faut pas utiliser de la laine mais du coton pour le rembourrage... Toutefois, admettons que la laine, çà ne se voit pas une fois que le vêtement est fini ;) Bonne réalisation ! Des photos des accessoires finis seraient grandement les bienvenus par ici ;)
  19. :) C'est super ! Avec le printemps en plus ! Bizzzzz !
  20. Oui, JMC, tu as parfaitement raison, mais j'ai comme du trop plein à exprimer ! Pour repartir sur une base plus constructive, ce que je voulais dire c'est que ce n'est pas parce que Viollet-le-Duc s'est remis à construire des bâtisses dites médiévales que les châteaux-forts avaient cessé d'exister ; tout comme la révolution n'a pas éradiqué la noblesse française. Quant au petit différend entre nous Fabrice, tu sais de quoi je parle et j'ai accepté à chaque fois tes excuses car je les sais sincères.
  21. Franchement, personnellement, je pense que c'est du n'importe quoi que tu écris ; mais çà ne tient qu'à moi ! Essaye au moins de ne pas nous prendre trop pour plus bete qu'on ne l'est parce qu'on a pas tes diplomes et ton expérience. Pas de problème, tu as réussi à blesser quelqu'un ! Cà devient une manie vis à vis de moi !
  22. C'est drôle, en cliquant sur ton lien, çà m'envoie paître mais en le recopiant, çà charge un truc pas vide qui montre rien... :( Snif... Les pointes 1 et 3 sont effectivement des pointes de chasse. Certaines ont été retrouvées sur des scènes de bataille, avec des hypothèses farfelues de tranche cordes ou coupes jarrets. Le fait est que ce sont de grandes lames qui permettent d'accrocher les bêtes et d'augmenter leurs blessures (saignements). Sur des scènes de bataille, çà n'a pu être que contre les chevaux. Toutefois, c'est effectivement ces pointes que l'on trouve plus largement sur les représentations de chasse (voir G. Phébus). Ce qu'on ne voit pas sur le présentoir, ce sont les pointes perce-armures, plus fréquentes sur les carreaux d'arbalètes que sur les flèches. Concernant le type 4, la présence sur le champ de tir d'Azincourt m'a été affirmée par le musée et les angloys.
  23. Pour augmenter les chances de passer entre deux cotes chez les chevaux, il fallait que la flèche soit propulsée avec une pointe dont la lame était orientée plutôt verticalement. Les flèches étaient très lourdes et à empennage droit, donc je ne pense pas qu'elle tournaient en vol, d'où la perpendicularité entre lame et encoche. Contre les chevaux, on ne tirait pas les pointes perce-maille ou perce-armure de section triangulaire ou carrée mais des lames comme les 4 premières sur ce présentoir pour gêner et faire saigner au maximum (c'est le modèle 4 qui était de loin le plus présent dans la bataille d'Azincourt, selon les restes retrouvés) : (Hector Cole)
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