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Picpic45

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  1. C'est principalement cette partie qui peut apporter une réponse à la question soulevée au début du post à propos des cernes du robinier coupée par Séregon. Un stress se répercute parfois pendant de nombreuses années ce qui entraîne une succession de cernes étroits même si le stress n'a été subit que la première année. La croissance n'est pas un phénomène linéaire en fonction de l'âge de l'arbre. Une essence comme le robinier surtout pour les taillis à une croissance rapide, voir très rapide pendant environ une vingtaine d'année voir 30 ans puis se ralentis naturellement ensuite (même sans stress). En exploitation forestière, on parle d'"âge idéal d'exploitation" car ensuite chaque année le volume de bois produit dans la parcelle devient de plus en plus faible et il est préférable de récolter et de planter de nouveaux sujets ou de permettre à de nouvelles tiges (dans le cas du taillis) de se développer.
  2. Un peu de lecture sur le sujet de la croissance des arbres. A/ La Structure et le fonctionnement de l'Arbre 1) L'arbre se compose de trois parties différentes (figure n°1) - Le système racinaire qui ancre l'arbre dans le sol et absorbe l'eau et les sels minéraux servant de matières nutritives; il est constitué d'une racine principale verticale (pivot), de racines secondaires latérales prolongées par des radicelles porteuses de poils absorbants; - Le tronc, gros cylindre de bois et tige principale de l'arbre; la partie du tronc dépourvue de branche est aussi appelée fût; - La couronne (houppier) constituée de branches et de rameaux portant le feuillage; la partie la plus élevée de la couronne se nomme la cime. Figure n°1- La structure de l'arbre 2) L'arbre, organisme vivant, est une véritable usine biologique (figure n°2) Un arbre se présente comme un fantastique cylindre de bois. Le tronc relie, grâce à un ensemble de tuyauterie à double sens, le système racinaire au feuillage. Les deux systèmes s’organisent et s’étendent : l’un pour capter au mieux l’eau et les sels minéraux du sol, l’autre la lumière et le gaz carbonique indispensables à la photosynthèse. L’arbre fonctionne comme une usine biologique : ses matières premières sont l’eau, les sels minéraux du sol et le gaz carbonique de l’air et les produits finis sont l’oxygène restitué à l’air et les composants organiques du bois, des feuilles, des racines ainsi que des résines et des tanins. Toutes les parties de l’arbre sont parcourues par des vaisseaux qui constituent l’équivalent de notre propre système circulatoire. Un double courant de fluides irrigue l’ensemble. La sève ascendante ou sève brute est une solution d’eau et de sels minéraux dissous ; elle est aspirée dans l’arbre par un effet de répercussion de l’évaporation au niveau des feuilles. Cette solution primitive est traitée dans les cellules spécialisée des feuilles où s’opère la photosynthèse (grâce à la chlorophylle). En utilisant l’énergie solaire, les cellules chlorophylliennes combinent le carbone (tiré du gaz carbonique de l’air) à la sève brute pour fabriquer des composants organiques. Ces matériaux Organiques mis en solution constituent la sève élaborée (sève descendante). Cette sève alimente l’arbre pour le nourrir et s'accumule dans les cellules spécialisées du tronc et des racines qui la stockent afin d'assurer la vie au ralenti de l’arbre en hiver. Comme tous les êtres vivants, l’arbre respire et transpire : - Il respire par un mécanisme qui lui fait absorber de l’oxygène et rejeter du gaz carbonique. De jour cette respiration est négligeable par rapport à la photosynthèse qui lui fait rejeter de l’oxygène (O2). La nuit,faute de lumière il n'y a pas de photosynthèse, donc l'arbre ne fait que respirer et rejeter du CO2. - Il transpire grâce à ses feuilles dont certaines cellules sont semblables aux pores de notre peau. Les feuilles éliminent ainsi l’eau et la vapeur d’eau en excès. Enfin, on peut signaler quelques échanges gazeux complémentaires par de petites ouvertures de l’écorce, les lenticelles. Figure n°2 - Le fonctionnement de l'arbre B/ La Croissance de l'Arbre en épaisseur Comme pour beaucoup de plantes, la croissance de l'arbre dépend de nombreux facteurs environnementaux. Outre son potentiel génétique (un chêne grandit moins vite qu'un sapin ou qu'un pin), le lieu où il se trouve (le substrat c'est-à-dire la composition du sol, la pente du terrain, l'exposition à la lumière solaire, la concurrence avec d'autres espèces végétales), l'arbre est aussi soumis à des facteurs à impact plus occasionnel, comme les animaux, les parasites et bien sûr l'activité humaine (abattage, émondage, élagage, incendies). Mais parmi les facteurs qui déterminent la croissance de l'arbre, le facteur qui prédomine est le climat (les conditions climatiques). Il existe divers climats sur la planète qui ont chacun des caractéristiques météorologiques différentes et dont les phénomènes climatiques (températures, précipitations) peuvent eux-mêmes changer au cours du temps. 1) La croissance de l'arbre est annuelle et concentrique (figure n°3) Figure n°3 - Une croissance concentrique La croissance de l'arbre se réalise de manière concentrique, de l'extérieur vers l'intérieur. Elle est assurée par le cambium, fine couche de cellules embryonnaires, située sous l'écorce. Le cambium constitue l'assise cellulaire du bois. Dès sa première année de vie, l'arbre produit, autour de sa moëlle, un cercle ou anneau de cellules, appelé cerne de croissance. Ce premier cerne constitué de cellules vivantes (stockant la nourriture et transportant la sève) s'appelle le bois d'aubier (ou bois vivant). L'année suivante, pendant la période de croissance, les cellules se divisent et un nouveau cerne de bois d'aubier se forme autour du précédent et ainsi de suite. Au bout de quelques années (environ 20 ans selon les espèces), le bois d'aubier le plus ancien meurt et devient ce que l'on appelle le bois de coeur (duramen ou bois mort). A mesure que l'arbre grandit, le nombre de cernes correspondant au bois de coeur augmente alors que le nombre de cernes d'aubier reste à peu près constant. Chaque fois que l'arbre grossit, c'est-à-dire lorsque se forme un nouveau cerne, l'écorce se fend et une nouvelle écorce se constitue. Une coupe transversale et/ou radiale d'un tronc permet de distinguer les divers éléments qui le composent (Figures 4 et 5) De l' extérieur vers l' intérieur on distingue : - L'écorce : formée d'une part de l'écorce externe (cellules mortes),une enveloppe protectrice, étanche et imperméable et d'autre part de l' écorce interne (cellules vivantes ou liber); - Le cambium : zone extensible entourant le bois et qui chaque année ajoute un cerne, un anneau de cellules. Vers l'extérieur, le cambium génère le liber (c'est dans le liber que la sève élaborée descend des feuilles vers les racines, par le plhoème, système de vaisseaux) et vers l'intérieur, il génére l'aubier. - L'aubier (bois vivant) : formé du xylène (ensemble de vaisseaux dans lesquels monte la sève brute des racines vers les feuilles) et de rayons ligneux qui assurent l'alimentation entre le bois et l'écorce et qui jouent le rôle de rôle de réserves. Composé de cellules vivantes, l'aubier participe à la croissance de l'arbre. - Le bois de coeur ou duramen (bois mort) : constitué de cellules mortes (bouchées par du matériau organique) et à paroi rigide (lignine imbibant la cellulose), le duramen ne participe plus à la croissance de l'arbre; il assure l'armature, le soutien de l'arbre. De manière générale le duramen est plus dur, plus dense et donc plus résistant aux attaques de parasites, alors que le bois d'aubier est plus mou et moins résistant. C'est pourquoi les artisans du bois (charpentiers, ébénistes) enlèvent l'aubier (car non durable) pour ne travailler que le bois de coeur. Figure n°4 - Anatomie d'un tronc d'arbre Figure n°5 - Section d'une coupe transversale La limite bois de coeur (duramen) / bois d'aubier est plus ou moins visible à l'oeil nu selon les espèces. Peu visible pour certaines espèces comme le hêtre ou le bouleau, cette limite apparait nettement pour le chêne et le pin dont le duramen et l'aubier sont de couleurs bien distinctes comme nous pouvons le constater sur la figure n°6. Cette différence de couleurs est particulièrement caractéristique du bois de chêne : son duramen contenant une forte proportion de lignine et de tanins est de couleur plus foncée. Figure n°6 - Observation à l'oeil nu : bois de chêne, bois de pin (coupes transversales) 2) Dans nos pays à climat tempéré la croissance est cyclique car directement rythmée par les saisons Chaque année la croissance se réalise au cours de deux saisons : - au printemps, de fin mars à juin; - en été, de juin à septembre. La croissance est quasi-inexistante en automne et inexistante en hiver (l'arbre se met en repos, s'endort, pour ne se réveiller qu'au printemps de l'année suivante). Cette croissance annuelle en deux périodes (printemps et été) explique que chaque cerne comporte deux parties distinctes : - le bois de printemps (appelé bois initial). Comme au printemps (période de reprise de croissance), les besoins en eau sont importants (pour assurer le développement des feuilles et des fleurs) et que les conditions climatiques sont en général les plus favorables (chaleur et pluviométrie), cela permet une croissance plus rapide. Ainsi dans le cerne annuel, le bois de printemps apparait comme une large bande de bois, tendre et de couleur claire; - le bois d'été (appelé bois final). Comme en été les conditions climatiques sont moins favorables (fortes chaleurs ou sécheresse), la croissance devient plus lente et dans le cerne, le bois d'été à la forme d'une bande plus étroite, dure, compacte et plus foncée. La distinction bois de printemps, bois d'été est souvent difficile à l'oeil nu. Mais elle apparait nettement lors de l'observation au microscope (figure n°7) : le bois de printemps présente de grosses cellules alors que le bois d'été est formé de cellules plus petites. L'observation au microscope permet aussi de mettre en évidence les structures cellulaires différentes des feuillus (ici un bois de chêne) et des résineux (ici un bois de pin). Figure n° 7 - Distinction bois d'été (année n) bois de printemps (année n+1) Dans nos régions à climat tempéré, c'est précisément cette alternance bois de printemps, bois d'été, qui détermine le cerne annuel et qui permet donc de mieux distinguer les cernes annuels successifs. Il est ainsi plus facile de compter les cernes afin de connaître l'âge d'un arbre (le nombre de cernes indiquant la durée de vie de l'arbre). Comme les conditions climatiques peuvent varier d'une année à l'autre, la largeur des cernes annuels (c'est-à-dire la quantité de bois produit par l'arbre) est également variable. La largeur globale d'un cerne annuel (bois de printemps et bois d'été) constitue alors un indicateur, une signature, des conditions climatiques qui existaient au cours de l'année : - un cerne large indique de bonnes conditions de croissance; - un cerne plus étroit révèle des conditions de croissance plus difficiles (périodes de forte sécheresse ou de gel intense et tardif). Il convient cependant de préciser deux points importants : - si au cours d'une année n les conditions de croissance sont particulièrement difficiles, les conséquences seront visibles sur le cerne correspondant (cerne très étroit), mais elles seront également visibles sur les cernes des années suivantes et ce parfois jusqu'à 10 ou 15 ans, le temps que l'arbre refasse des réserves et se reconstitue "une santé"; ce phénomène explique que l'on puisse trouver une succession de cernes très étroits appelés microcernes, révélateurs de fortes variations climatiques; - les microcernes peuvent tout simplement s'expliquer par l'âge avancé de l'arbre; si l'on prend l'exemple du chêne, sa croissance se déroule différemment selon son âge : - de 1 à 15 ans, la croissance est très rapide (croissance dite de jeunesse); - à partir de la 15ème année, la vitesse de croissance diminue et le chêne devient plus sensible aux variations climatiques; - vers 150-200 ans, la chute de croissance entraîne l'apparition de microcernes essentiellement liés à l'âge de l'arbre. Comme nous venons de le voir, sous l'influence de facteurs environnementaux parmi lesquels prédomine le climat, la largeur des cernes annuels (c'est-à-dire la quantité de bois produit par l'arbre) varie d'une année à l'autre. C'est sur cette variabilité que repose l'utilisation des cernes de croissance à des fins scientifiques et que se fonde tout particulièrement la dendrochronologie. http://dendrochronologie-tpe.e-monsite.com/ Un extrait du site cité ci-dessus (que j'avais distribué à mes élèves dans le cadre d'un cours sur le sujet en question). En espérant ne pas vous avoir trop ennuyé avec cette lecture.
  3. Oui, récupère également cette billette si elle n'était pas en contact avec le sol. Le robinier est une essence beaucoup utilisée pour faire les piquets de clôture ou dans les vignes et ce bois est très durable même sans traitement chimique ou thermique. C'est la plus durable des essences locales, comparable à certains bois exotiques mais peu utilisée malheureusement pour faire des dalles, mobiliers extérieurs, lame de terrasse, .... Payé le double du châtaignier, le piquet en robinier est très demandé par les vignerons qui le préfèrent souvent au piquet métal ou en bois traité.
  4. Petite précision. Les arbres, comme tous les végétaux chlorophylliens (sauf les plantes carnivores) ne se nourrissent pas de matière organique mais de minéraux qui proviennent eux de la minéralisation de la matière organique fraiche ou de l'humus. Les sol riches en matière organique et en humus sont plus "nourriciers" que les sol pauvres mais grâce uniquement à la décomposition et la minéralisation de cette matière organique. Dans une tourbière, par exemple, le sol est constitué à plus de 90% de matière organique mais celle ci (la tourbe) ne se décompose pas à cause du manque d'oxygène (sols gorgés d'eau), de l'acidité très forte, du froid, ... Les plantes capables de vivre et de pousser dans une tourbière développe des stratégies particulières pour trouver les minéraux qui leurs sont indispensables (plantes carnivores par exemple).
  5. C'est aussi ce qui se produit lorsqu'il y a des dégats suite à une tempête. On veut garder les arbres encore debout mais comme il y excès de lumière au niveau du houppier, les arbres font ce qu'on appelle une "descente de cime" et la flèche et les branches hautes meurent. Pour les cernes de croissance irréguliers, il y a en effet de nombreuses explications possibles. Le changement climatique n'est pas la principale à mon avis. Il faut peut être prendre en compte que le robinier est une essence qui s'exploite beaucoup en taillis. Les tiges (futurs tronc) se développent sur des souches possédant déjà un système racinaire très développé. Il y plusieurs "tiges" qui se font concurrence et les plus vigoureuses finissent par freiner ou faire mourir les plus faibles. Ce n'est pas le même type de croissance pour un sujet "franc de pied", c'est à dire issu d'une graine (ou fruit) ou d'un drageon qui développe une seule tige fléchée et le système racinaire en même temps.
  6. Lorsque la première flèche n'est pas bonne (trop longue ou trop courte), j'essaie moi aussi de rectifier mon tir sur la deuxième. Cela fonctionne dans la plupart des cas mais parfois sur certaines cibles (plus en 3D qu'en Nature d'ailleurs), le cerveau n'en fait qu'à "sa tête" et les 2 flèches passent exactement au même endroit, juste au dessus du dos ou entre les pattes malgré ma volonté de mieux faire à la deuxième tentative. En effet, moi non plus, je n'aime pas trop perdre ou casser des flèches.
  7. Je me retrouve complètement dans le commentaire précédent. La réussite dépend pour moi des points suivants : - en premier, prendre du plaisir et avoir envie de tirer de cette façon (moi, c'est la façon de faire qui me procure le plus de plaisir et pas uniquement lorsque ma flèche atteint l'endroit convoité). - en second, une pratique régulière. On est plus ou moins doués au départ mais le travail reste indispensable (d'où l'importance du premier point) - essayer de varier au maximum les situations de tir (contrairement à un travail répétitif de paille toujours dans les mêmes conditions et à la même distance). La billebaude est une très bonne forme d'entraînement. - lors d'un tir, se focaliser sur le point à atteindre ( la puce ou le pou posé sur le poil dans la zone vitale pour les chasseurs). La plupart de mes tirs hors cible provient du fait que je me focalise trop sur l'endroit où je ne veux pas que ma flèche vienne se planter et le cerveau fait tout ce qu'il faut pour, au contraire, me faire atteindre ce point à éviter.
  8. Il semble qu'il y ai une fente dans le sens de la longueur. La rupture ne serait-elle pas due à une contrainte en ""vrillage" de la branche plutôt qu'à un problème de flexion ou de compression ?
  9. Parmi les vidéos de sa chaine Youtube, on voit (pas assez à mon goût malheureusement) d'autres arcs de ce facteur qui ont l'air également très sympas, comme par exemple dans celle ou il part en billebaude avec son fils dans la forêt. Ce type de pratique du tir à l'arc et de transmission doit, je pense, correspondre à la philosophie de plusieurs d'entre vous. En tout cas, moi, ça me parle bien.
  10. J'avais mis la vidéo complète et en accéléré pour donner un premier aperçu de cette réalisation et du matériel utilisé. Pour en savoir plus et mieux visualiser les choses, il faut consulter en effet les vidéos à vitesse normale indiquées par Lap1 disponibles sur la chaine de l'auteur. Il reste encore des parties en accéléré et la réalisation n'est pas complète. Présentation du matériel utilisé :
  11. Voici une vidéo sur la fabrication d'un arc recurve en if comme il en existe beaucoup sur la toile. Je vous la joint car je trouve qu'il y a des idées à prendre pour la réalisation des courbures de branches qui peuvent répondre à certaines questions posées dans plusieurs sujet de WA. Le modèle de pas d'âne utilisé par le facteur d'arc me plait bien également et je pense que je vais m'en fabriquer un similaire pour mes futurs travaux. Un bien bel arc à la fin.
  12. Est ce que tu as essayé, de voir ce que cela donne comme valeur de spine dynamique avec le "calculateur" pour les caractéristiques de tes flèches (diamètre, longueur, gpi, poids de pointe) ?
  13. Oui, bien sûr. Je trouve quand même que l'adaptateur qui pèse 40 gr donne plus de possibilités de variation du poids des pointes, surtout car j'ai toute une collection de pointes à visser de poids différents pour les inserts de mes flèches alu ou carbone. Avec les pointes à visser TOP Hat (ou autres), il faut tout de même faire attention lors d'un remplacement de pointe de ne pas créer de nouveau filets ce qui abimerait les premiers. Si on est prudent sur ce point, c'est jouable mais les possibilités pour les poids sont plus restreintes (me semble t'il).
  14. Il faut un peu de temps pour s'habituer à tirer avec un arc sans fenêtre. La qualité de la décoche est très importante et le choix d'une flèche adaptée ne fait pas tout. Peut être que tes flèches ne sont pas trop souples comme tu le penses mais encore trop raides. Le spine statique n'est qu'une indication. Ce qui est important, c'est le spine dynamique. Je te proposerais comme PhilB d'augmenter le poids des pointes pour faire baisser le spine dynamique. Il ne faut pas avoir des flèches trop longues et donc il faut "jouer" avec le poids des pointes pour assouplir la flèche. Tu peux monter des adaptateurs pour pointes à visser, ce qui permet de changer facilement de pointes et essayer des poids différents.
  15. C'est également la façon dont je vois les choses. Il faut aussi essayer de regarder comment l'arc réagit sous l'effet de la traction et pas uniquement sur une image statique. J'ai peu d'expérience dans la facture d'arc et j'ai essayé de filmer la déformation plutôt que de prendre des photos à une allonge donnée. Ensuite avec un logiciel de montage, je fais défiler le film au ralenti et je trouve que cela donne des informations intéressantes sur le comportement du bois et les zones de faiblesse. Un facteurs d'arc expérimenté voit certainement cela à l'oeil nu et réagit en conséquence. Tu devrais en effet te fabriquer un arbre d'équilibrage correct pour la suite car tout cela semble bien parti. As tu une idée de la puissance à l'allonge atteinte de 20" ?
  16. Je me trompe peut être mais il me semble qu'au niveau de la grosse flèche rouge, il faudrait au contraire ne plus "gratter" mais le faire au niveau de la limite volet-mur en allant vers l'extrémité de la branche pour soulager justement l'emplacement de la flèche. A faire confirmer par de meilleurs yeux que les miens en matière de facture d'arc.
  17. En parcours Nature : les 2 flèches en zône bléssée : un smic (25 points = 15 + 10) Les 2 flèches en zône tuée : un plein (35 points = 20 + 15) Toutes disciplines : un cordon : flèche qui touche ou coupe la limite entre deux zônes de points différentes.
  18. Il te suffit d'avoir une corde sans silencieux pour la salle et une corde avec tes silencieux pour les disciplines de parcours (Nature et 3D). Pour ce qui est du tir instinctif en salle avec un arc sans repose flèche ni Berger Button , c'est en fonction de ton niveau et de tes ambitions de classement. Tu peux participer et te faire plaisir quand même.
  19. En parcours, les silencieux de corde sont interdits en catégorie arc nu (BareBow) mais autorisés en arc Chasse et Arc Droit Arc Chasse et Arc Droit : Corde : Des cordes de toute matière peuvent être employées, mais elles ne doivent pas comporter de repères autres qu'un ou deux arrêts pour ajuster l'encoche (Les repères pour les lèvres et le nez sont interdits). Le bord supérieur du tranche fil ne doit pas venir au niveau de l'oeil (arc en action), afin de ne pas être une aide à la visée. Les silencieux de cordes sont autorisés du moment qu’ils sont placés à 30 cm minimum du point d’encoche. Arc nu Corde : L'arc est tendu par une seule corde venant se loger directement dans les deux poupées. Lors de la traction, il est tenu par une main sur la poignée, pendant que les doigts de l'autre main tirent sur la corde, maintiennent la traction et, enfin, lâchent la corde. Des cordes de toute matière peuvent être employées, mais elles ne doivent pas comporter de repères autres qu'un ou deux arrêts pour ajuster l'encoche (Les repères pour les lèvres et le nez sont interdits). Le bord supérieur du tranche-fil ne doit pas venir au niveau de l'oeil (arc en action), afin de ne pas être une aide à la visée. Les silencieux de corde sont interdits.
  20. Il est fort probable que ce soit effectivement l'Aconit napel. "L'Aconit napel est l'une des plantes les plus toxiques de la flore d'Europe tempérée (la plus toxique de France). L'empoisonnement par cette plante a été décrit dès 1845. Toute la plante est vénéneuse. Les molécules toxiques sont des alcaloïdes diterpéniques. L'alcaloïde principal est l'aconitine. L'aconitine entraîne la mort par paralysie des différents systèmes vitaux, elle engendre également entre autres symptômes des sueurs, une mydriase, une hypersalivation jusqu'à la mort. Il n'existe aucun antidote à cette toxine (excepté l'anthorine extraite de l'aconit anthore). On considère qu'une ingestion de 2 à 3 g de racine est suffisante pour entraîner la mort. Les Celtes empoisonnaient leurs flèches de guerre avec de la sève d'aconit, mais aussi les Asiatiques." La racine est la partie de la plante la plus concentrée en molécules toxiques.
  21. Le tir à l'arc doit être un plaisir avant tout. le LB est un arc exigeant, pas facile et il ne faut pas trop espérer avoir (au moins au début) la même précision et les mêmes résultats qu'avec un récurve classique ou un compound mais c'est beaucoup plus ludique et les sensations sont en effet très différentes. Certains n'aiment pas, d'autres ne peuvent plus ensuite tirer avec un autre type d'arc. Moi, ce qui me plait dans le fait d'utiliser plusieurs types d'arcs, c'est justement d'avoir des sensations différentes avec chacun d'eux. Il y a du plaisir avec tous mais ce plaisir n'est pas le même.
  22. Il n'y a rien de contradictoire à trouver du plaisir au tir à l'arc, à la fois dans la recherche de la performance sur une cible anglaise avec un arc classique ou compound avec viseur (dans mon cas) mais aussi dans des activités plus ludiques à l'extérieur (billebaude avec les taupinières, les pommes tombées au sol, etc ...) ou encore des cibles mobiles bricolées. Chacun est libre de ses préférences et de ses choix, encore faut-il qu'on ne l'ai pas dissuadé avec des arguments erronés. Et puis, on peut aussi ne pas choisir totalement et pratiquer les deux formes de tir et utiliser les différents types d'arc. C'est mon choix et les disciplines de parcours m'offre cette opportunité de pouvoir certains jours prendre mon compound et "chassez" le 11 ou d'autres jours mon récurve ou LB et être très satisfait de ne faire que des 8 ou même des 5 et surtout d'avoir passé la journée au grand air avec un peloton d'archers sympathiques qui ne se prennent pas la tête.
  23. Il y également un autre aspect qui me semble devoir être signalé sur l'origine des blessures. En tant que chasseur (nul n'est parfait), j'accorde la plus grande importance au silence d'un arc à la décoche. Rien que le bruit de certains classiques me fait mal aux muscles (et pas seulement aux oreilles) et le son, c'est des vibrations. Un arc bruyant, c'est un arc qui vibre. Un arc silencieux ne vibre pas, ou du moins, les vibrations sont absorbées entre autre par nos petit "pompons" de corde qui nous valent très souvent quelques moqueries de la part de nos collègues tireurs classiques et que nous appelons nous, à juste titre, des silencieux. Je pense que les vibrations, surtout de haute fréquence, sont également traumatisantes pour le système tendino-musculaire. Nos flèches "lourdes" absorbent aussi beaucoup de vibration en préservant nos arcs et nos tendons. Associer les arcs tradi à un risque accru de blessure me semble être un argument peu fondé, pour peu que le choix d'un arc tradi se fasse dans une puissance raisonnable, un armement souple et en recherchant le plus de silence possible.
  24. Dans l'esprit de beaucoup d'archers qui tirent en classique, le LB et le recurve chasse traditionnel sont obligatoirement des arc très puissants de 60# et plus, ce qui n'est pas (ou plus) le cas à l'heure actuelle. Des LB de 30# comme celui que tu voulais essayer sont aujourd'hui très courants, avec un armement souple et absence de hand shock. Comme déjà dit dans les messages précédents, l'échauffement des muscles et des articulations est très important pour éviter les blessures (et c'est vrai dans tous les sports). Je pense également que la façon de tirer est également facteur de risque. Pour ma part, je tire en instinctif avec mes arcs tradi (LB et recurve) avec une décoche dynamique, c'est à dire pratiquement pas de blocage du mouvement (ni de la respiration) en fin d'allonge. On me critique souvent sur cette façon de faire mais je peux tirer ainsi 100 flèches sans fatigue excessive avec un arc de 50# alors qu'au bout de 30 flèches des tireurs classiques qui restent bloqués (et souvent en apnée et avec des crispations) pendant plus d'une minute avant de lâcher leur flèche n'en peuvent déjà plus. Le travail musculaire en résistance est selon moi plus traumatisant qu'un travail dynamique mais cela n'engage que moi.
  25. Si le problème vient du noeud d'archer. Pourquoi n'utilises tu pas une corde flamande avec deux boucles ? Ou alors, remplacer le noeud par une épissure.
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