Jump to content

bardaff

Membres
  • Content Count

    139
  • Joined

  • Last visited

About bardaff

  • Rank
    Membre actif
  • Birthday 06/04/1961

Previous Fields

  • club, association:
    Le Serment de la Tour d'Argent; la Confrèrie de la Malemort; J.E.A. asbl
  • ville:
    Tournai
  • Matériels (arc, flêches etc...)
    - Longbow reflex ("Bourguignon") laminé if/frène 60lbs@32". - medieval longbow "made in Lansac" en orme 50lbs@32". - Samick Cobra 40lbs - futs spinnés 65 (bourguignon) et 45 (longbow, samick), divers empennages en plumes naturelles, pointes laiton et médiévales.

Contact Methods

  • Website URL
    http://tour_d_argent.pursud.org/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1
  1. C'est honteux de poster ce genre de truc! Il y a de quoi remplir au moins 2 fois ma maison!et des modèles d'arcs encore inconnus jusqu'à présent!j'ai l'air de quoi maintenant, avec mes 14 arcs personnels (autant que j'en ai cassés d'ailleurs...), et ma gerbe de flèches médiévales toutes différentes..!? Hein, je vous le demande! Non, vraiment, c'est pas humain...! :107: :05: Merci quand même Pierre! :37: :29: :24:
  2. La création des francs-archers remonte à 1448; ça situe donc plus précisément la période. Les instructions d'Aymar Cadorat de 1466 relative à l'équipement disent ceci: "Memoire de ce que le Roy veult que les Francs-Archers de son Royaume soient habillez en jacques d'icy en avant. Et pour ce a chargé au Bailly de Mante en faire un projet. Et semble audit Bailly de Mantes que l'habillement de jacques leur seroit bon, pouffitable et avantageux pour faire la guerre, veu que sont gens de pié; et que en ayant les brigandines, il leur fault porter beaucoup de choses que ung homme seul et a pié ne peut faire. Et premièrement Leur fault desdits jacques de 30 toiles, ou de 25, et ung cuir de cerf a tout le moins. Et si sont de 30, et ung cuir de cerf, ils sont des bons. Les toilles usées et deliées moyennement sont les meilleures, et doivent estre les jacques a quatre quartiers. Et fault que les manches soient fortes comme le corps, reservé le cuir. Et doit estre l'assiete des manches grande, et que l'assiete preigne prés du collet, non pas sur l'os de l'espaule, qui soit large dessoubz l'aisselle, et plantureux dessoubz le bras; assez faulce et large sur les costez bas. Le collet soit comme le demourant du jacques, et que le colet ne soit pas trop haut derriere l'armour de la salade. Et fault que ledit jacques soit lassé devant, et que il ait dessoubz une porte-piece de la force dudit jacques. Ainsi sera leur ledit jacques et aisé : moyennant qu'il ait un pourpoint sans manches ne colet; de deux toiles seulement, qui n'aura que quatre doys de large sur l'espaule. Auquel pourpoint il attachera ses chausses. Ainsi flotera dedans son jacques, et sera a son aise. Car on ne vit oncques tuer de coup de main ne de flesche dedans lesdits jacques six hommes : et se y souloient les gens bien combattre. (5) Item. Les archiers auront les salades sans visieres, arc et trousses et espées de passot assez longuetes, roides et tranchans qui s'appellent espées bastardes. Et si veulent porter les boucliers, il n'y aura point de mal, et qu'ils ayent les dagues moyennes, et ne devroient pas estre les rondelles trop haultes." Cependant il est possible que certains francs-archers aient porté des brigandines avant l'ordonnance de 1466; celle-ci précise en effet d'une part que les brigandines "gâtées" seront remplacées par des jaques, et d'autre part que les francs archers ne pourront plus mener de montures hormis celles qui tireront leur charrette .Donc à partir de 1466, les francs archers deviennent des fantassins à part entière, et ne portent donc pas de heuses (car les heuses sont des bottes de cavaliers).Si tu veux en porter quand même, tu dois situer ton personnage avant 1466 et interpréter un francs-archer à cheval.
  3. "...le diamètre d'une flèche..." Voilà, c'est fait, je l'ai dit... hm, bon, d'accord, je suis déjà dehors...
  4. Effectivement; il ne s'agit pas du tout d'une flèche médiévale, mais qu'importe! Je réitère mes félicitations à 77Polo; tous ceux qui se sont déjà amusés à redresser des fûts apprécieront.. Pour faire une flèche médiévale, il y a peu à changer: Diamètre du fût plus large,pointe forgée,renfort d'encoche en corne et empennages plus long, de couleur blanche et/ou grise. En tous cas, bonne continuation.
  5. réalisation très sympa,mais ce carquois est aussi Mongol que Georges W. Vousavéki. Les Mongols, entr'autres, utilisiaent des gorytes et/ou des carquois de ceinture...
  6. Pour la fabrication du fût, bravo. Mais une encoche en plastique médiéval, des plumes tigrées de dinde nord-américaine médiévale, et une pointe en laiton médiéval, ça l'fait pas trop...
  7. en trempant le fût ET la pointe dans de l'acétone avant l'encollage.
  8. Salut Bardaff !

    Je cherchais des sujets sur les blunts, et je tombe sur ce topic. Dommage que les images aient disparu!

    C'est le pb de tous les forums: au bout d'un an ou deux, plus d'images, surtout chez certains hébergeurs. (ça s'améliore, y'en a qui abritent à vie, maintenant! :) )

    Dis, tu pourrais pas les remettre, les belles images, hein, dis...

  9. Salut Annfinnel, Pour un longbow sans fenêtre d'arc, on conseille généralement un spine de 5 à 10 lbs inférieur à la puissance de l'arc. Vu la puissance moyenne, j'adopterai des fûts 5/16 en 20/25, pointes de 80 grain, et flèches coupées à ton allonge; empennages de 4" maxi. Il est tout à fait possible de tailler les encoches dans des fûts de 5/16, la technique restant la même (petite scie+lime queue-de-rat). Pour tes pointes, généralement les "parallèles" ne nécessitent pas de tailler les fûts, bien que l'investissement d'un taille-fûts style "taille crayon" n'est véritablement ruineux...Et d'autre part, je les trouve un peu chères, quand même...voir ici
  10. avec mes 32" d'allonge "normale", pas nécessaire ni même possible d'armer à l'oreille: les flèches sont trop courtes! Et en outre les arcs n'apprécient que très très modérément ce genre de surpression...
  11. Plumes d'oies uniquement en démonstration de fabrication de flèches médiévales; pour les flèches fabriquées "de stock", plumes entières de dinde du commerce, blanches ou grises en général. Comparativement, les plumes d'oies blanches sont à peine plus "jaunâtres" que les plumes de dindes, mais une fois bien nettoyées, il faut un oeil exercé pour faire la différence. Quant aux plumes grises, cela dépend de la teinture utilisée, mais c'est quasi pareil. Bien qu'étant très récemment tombé sur des sources du XVe attestant d'empennes noires, rouges voire même bleues, j'hésite à rester indécis...
  12. Très belles flèches. Quelques bémols cependant: 1. les plumes: tu aurais pu utiliser des plumes "du commerce" (c'est de la dinde) blanches ou grises à défaut de véritables plumes d'oies, en tous cas pas de plumes "tigrées" (wild turquey, ou dindon sauvage américain). 2. pour des flèches de guerre, l'empennage doit mesurer au moins 7" de long, et pas plus de 3/4" de haut. 3. la ligature est beaucoup plus rapprochée (max 1 cm par tour). le 23/64 semble être le "minimum" pour une flèche médiévale (bien que les flèches de guerre destinées aux warbows étaient plus proches du 1/2), et c'est déjà suffisamment gros pour les tirer avec un arc de puissance moyenne. Quant au poids total, les 100gr dont tu parles semblent quelque peu surfait, l'avis général se situant entre 65 et 85 gr (bien qu'il existât des flèches alourdies et d'autres allégées, pour mieux tromper l'ennemi), mais il faut savoir que ces flèches d'Uruk-HaÏ étaient destinées à des arcs d'une puissance variant entre 120 et 140 livres, ce qui n'est pas à la portée du premier venu. Il ne reste plus qu'à les essayer à longue distance..! Belles réalisations en tous cas, et bon tir!
  13. Effectivement, le plus sur est d'aller zieuter sur le forum gma. Mais dès la fin du XIV, on trouve des "brigandines" italiennes qui ressemblent plus à des armures d'écailles recouvertes de velours, et apparemment Charles VI le Fol aurait porté une brigandine à plaques chevauchantes du style de celles habituelles de la moitié du XVe. Selon moi, cela reste exceptionnel, et cet habillement n'est pas spécifiquement destiné à l'archer. Début XVe-fin XIVe, l'armure habituelle de l'archer, quand il en porte une, c'est le jaque ou gambison; selon les spécialistes anglais, leurs archers auraient parfois porté des jaques plus courts et à manches amovibles. Quant aux archers "de suite" ("retinue") équipés par leur seigneur, la chemise de maille ne semble pas exceptionnelle, parfois recouverte d'un paletot lui-même parfois pourpointé... Bref, je sais, c'est pas simple...
  14. D'un point de vue "histo", les cordes ne possédaient qu'une boucle supérieure, la boucle inférieure étant formée par le "nœud d'archer"; c'est logique: les cordiers n'avaient pas les arcs sous la main, et donc fabriquaient des cordes "standard", à éventuellement raccourcir par l'archer. Il semble également que les cordes médiévales aient plus souvent été constituées de 3 torons plutôt que deux, avec une solide épissure au niveau de la boucle supérieure, afin de l'empêcher de sauter de la coche (ceci étant du à une certaine tendance à l'overband). Les archers possédaient d'autre part plusieurs cordes de réserve; pas en cas de casse, non, mais préventivement; en effet, une corde abimée ou usée risque de casser à tout moment, entrainant quasi systématiquement le bris de l'arc (History of The English Longbow, Donald Featherstone) Maintenant, à solidité égale, une corde en "naturel" (chanvre ou lin) sera fatalement plus grosse, ce qui implique encoches plus larges, ceci impliquant futs de flèches plus larges, etc.etc.NB: le 23/64, ce n'est même pas encore de la flèche de guerre (1/2"!) C'est bien de posséder une corde "à l'ancienne", mais pour la sécurité de tir, le dacron ou le tendon synthétique c'est plus sûr. On peut trouver sur le net du dacron de couleur "tan" (beige) qui se rapproche très fort du chanvre brut.
  15. Je craint fort qu'au XVIe les archers français ne s'entrainaient plus qu'au "Papegay" ou au tir sportif sur paillons. La plupart étaient depuis longtemps passés aux armes à feu. Aux XIV et XV, dans les villes du Nord de la France et de l'actuelle Belgique, les archers communaux (les "Serments") s'entrainaient le dimanche dans les douves asséchées, dans les espaces sis entre les anciennes et nouvelles murailles, ou encore dans des impasses; les entraînements étaient publics. Mais silence radio quant au type précis d'entraînements, hormis quelques vagues références au tir au perroquet , "aux chaperons" ou "au drap". Pour en revenir aux Francs-archers, ils exerçaient leur profession lorsqu'ils n'étaient pas mandés par leur capitaine général, et en tant que membres des Serments, pratiquaient vraisemblablement les types de tirs cités plus haut; mais bon nombre de critiques de l'époque attestent néanmoins de leur "manque de professionnalisme"... Nul écrit toutefois quant aux type d'entraînements, ceux-ci étant très vraisemblablement organisés à la discrétion des connétables, et considérés comme des "secrets" de guilde à ne trahir sous aucun prétexte, tout comme les techniques de fabrication de flèches, de carrelets et d'arcs... Gaston Phébus lui-même, comte de Foix et grand chasseur de renom, disait que "pour bien connaître à tirer de l'arc, il faut aller en Angleterre...". On a toutefois trace de l'entraînement des archers Bourguignons, effectuant des manœuvres en plaine dans des unités mixtes archers/piquiers; et il semble aussi que les archers à cheval affectaient un quart du personnel à la garde des chevaux( technique que l'on retrouve chez les dragons napoléoniens ainsi que dans la cavalerie Nordiste de la guerre de sécession).
×
×
  • Create New...