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  1. 1 point
    Il me semble; qu'à l'occasion d'un sujet précédent, ayant donné lieu lui aussi à la confrontation de points de vue différents, il avait été précisé que vouloir comparer la fabrication de cordes à partir de fibres naturelles dont la longueur individuelle est bien inférieure à celle de la corde que l'on veut obtenir avec la fabrication avec des fibres synthétiques (polymères) dont la longueur est pratiquement infinie n'était pas très judicieux. Ai-je raison de rappeler cela dans le cadre du sujet actuel ? Ensuite, ai-je également raison, de penser que ce que l'on attend d'une corde peut être différent selon les usages : solidité à la rupture en tension, solidité à la rupture aux chocs, solidité aux frottements, élasticité ou au contraire résistance à l'allongement ? N'existe t'il qu'un mode de fabrication permettant d'atteindre tous ces objectifs. Je ne le pense pas et pour tout dire je suis plutôt convaincu du contraire. Une corde utilisée en alpinisme, prévue pour amortir une chute en parois, se doit d'être suffisamment "élastique" mais doit être mise au rebus dès qu'elle a rempli son rôle lors d'un dévissage car sa résistance à la rupture devient alors insuffisante pour éviter l'accident lors d'une nouvelle chute. Cette élasticité absorbe le choc et évite la rupture de la corde. Ne jamais faire d'alpinisme ou d'escalade en cordée avec une corde non prévue pour cela. Une corde utilisée en spéléologie pour une ascension ou une descente sur corde, ne requière pas du tout les mêmes qualités. Ce sont des cordes fabriquée de façons différentes et chacune performante dans leur domaine. Attend-t'on les mêmes qualités de toutes les cordes d'arc ? Ne peut-il pas y avoir différentes fabrications possibles correspondant à des usages et des attentes différentes ? Pour ce qui est de la corde montrée en photo. Moi, il me manque les extrémités pour avoir un avis sur le bien fondé ou non de cette façon de faire. J'aurais tendance à penser que la corde est en fait une corde torsadée à 2 torons (partie centrale) qui assure l'essentiel de la résistance. La partie en fibre noire, se comportant un peu comme une "gaine" ou un "tranche fil" avec des tours très espacés. Outre l'aspect esthétique particulier, ne peut t'elle pas renforcer la solidité de la partie centrale, en réduire l'élasticité, en maintenant les deux torons dans un contact plus étroit l'un avec l'autre ? Ne peut t'on pas voir dans ce troisième composant, un élément positif, plutôt qu'un élément forcément négatif, ne pouvant qu'affaiblir la corde car de nature différente des 2 autres éléments ? Je n'ai pas la réponse pour ma part, juste des interrogations. Sans vouloir faire une comparaison très étroite, un peu comme les tiges de fer qui renforce le béton dans le cas du "béton armé" ou encore les alliages de métaux, le carbone et le fer dans l'acier, la paille et la terre du torchis, ...
  2. 1 point
    je suis partiellement d'accord avec toi, je crois que nos divergences de vues portent sur des imprécisions et des points de détails. Je vais essayer d'être plus clair. Je ne suis pas contre la tradition (sinon je prendrai des cordes endless pour mes arcs tout bois .... parce qu'elles sont moins traditionnelles que les flemish) mais je pense que la tradition doit être interrogée et analysée et jamais utilisée aveuglément. Selon l'usage qu'on en fait et l'interrogation qu'on lui porte, une tradition peut progresser ou stagner voire reculer. petit exemple au sujet de ce post même, Si tu remontes sur le haut de la page tu verras que mon propos est parfaitement illustré par les différents intervenants (il y a des questions, des réponses traditionnelles justifiées et étayées ou non). Si je me penche sur mon passé d'archer, quand j'ai commencé à faire des arcs je n'ai trouvé dans les livres traitant des cordes flemish que les cordes à deux torons (citons pour mémoire le livret de JM Cocche (qui contient d'ailleurs des erreurs techniques), le bouquin de H Greenland etc...). J'ai donc (à mon niveau) remis la "tradition" en cause sur base du savoir que j'avais dans des domaines voisins (corderie et utilisation des cordes en montagne et speleo).... Si tu regardes les cordes flemish que tu trouveras dans ton monde d'archers, tu verras surtout des 2 torons et pas des 3 torons .... j'en déduis qu'il y a chez nous un certains conservatisme ..... qui voisine avec un certain progressisme. A ce sujet je te suggère l'article sur la corde flemish (à 3 torons) de JM Lafond dans le TAM n° 45 (tout frais pondu), tu verras que l'auteur y fait mention d'un ouvrage de 1912 (Vauresmont) ou il est dit que les cordes doivent être composée de 3 torons. Il semblerait donc qu'entre 1912 et JM Cocche une forme de savoir aie évolué dans un sens qui la perte d'expérience et de savoir au détriment de la solidité. Cette constatation m'amène à rapeller que contrairement à une idée reçue une tradition n'est jamais figée, qu'elle évolue lentement de manière parfois imperceptible et pas toujours dans la meilleure direction. Je pense qu'une tradition (qu'elle soit technique ou sociale) doit toujours être interrogée sous peine de la voir se figer et de se scléroser (ce qui entraîne en général la mort d'une tradition donnée (c'est surtout vrai par exemple dans les traditions de sociétés plutôt que les traditions techniques)). Pour reprendre ton exemple à contre pied (excuse moi) rien ne dit que le bain marie soit une invention d'alchimiste (https://fr.wikipedia.org/wiki/Bain-marie) , mais c'est parce que les alchimistes refusaient de remettre en cause la tradition que la chimie à mis tant de siècle à prendre son essor. Il y avait chez les alchimistes un respect de la tradition et un rejet de la remise en question des dogmes qui a empêché tout progrès autres que dans les aspects techniques (distillation, four, etc ....) . C'est également en suivant la tradition et l'héritage de Gallien que la médeçine a stagné jusqu'au milieu du 18e siècle. Au 19e siècle encore Pasteur (pour ne citer que lui) a dû mener de nombreux combats contre l'obscurantisme et la tradition médicale .... je ne parle pas non plus de la difficulté d'imposer les règles d'aseptie dans le milieu hospitalier dans le courant du même siècle...(https://www.allodocteurs.fr/se-soigner/histoire-de-la-medecine/ignace-semmelweiss-le-premier-medecin-a-se-laver-les-mains_17271.html) je dirai que pour moi si la seule justification que l'on trouve à la tradition c'est une explication du genre : "parce que ...., on a toujours fait comme çà ...., me fait pas chier avec tes questions à la con ..., etc. ...."" on a toutes les chances d'être tombés sur un gars qui applique sans comprendre et sans avoir d'explication sur le pourquoi .... ce qui devrait conduire à se méfier du quidam en question voire à le fuir comme la peste Pour moi un savoir traditionnel n'est pas un savoir primitif (et crois moi avec mon job je sais de quoi je parle), mais tout savoir quel qu'il soit doit toujours être questionné et ne doit jamais être utilisé sans reflexion ni discernement. Comme disait Aragon "rien n'est jamais acquis à l'homme ...."
  3. 1 point
    A ne pas confondre avec le Red Cheddar qui est éviter pour faire des arcs car trop pâteux et d'autant plus, que la cire noire utilisée pour le protéger, est bien désagréables dans la main d'arc.
  4. 1 point
    oui et non, à la base c'est juste une question de tour de main. on peut ne rien comprendre à la constitution et au fonctionnement d'un dispositif et le reproduire de manière efficiente, cela s'appelle suivre un mode opératoire ou encore selon la 7e compagnie l'art du "touche pas à ca p'tit con". on applique ce qu'on à appris sans rien remettre en question. Ca marche ca e fait pas avancer le schmilblick et si à un moment ou à un autre de la transmission il y a des données qui ne sont pas transmise de génération en génération on finit par appauvrir le truc.... On peut également ne rien comprendre à un dispositif quelconque et l'utiliser à merveille : combien d'entre nous savent comment fonctionne un moteur à explosion ? et le pourquoi des différentes pièces etc ..... Je crois que les 2 situations sont présentes dans tous les groupes humains (quel que soit leur centre d'intérêt (pétanque, pêche à la ligne, tir à l'arc etc. ....) et ces deux situations relèvent de ce qu'on appelle "la tradition". Une tradition technique réunit des savoirs et des compétences qui doivent tous deux être transmis avec idéalement (car c'est souvent oublié) la justification technique, et la capacité du questionnement. Si on ne tansmet que le savoir et la compétence la tradition s'appauvrit un savoir est en bagage théorique, une compétence est un savoir mis en action, contrairement à ce que l'on pense souvent il n'est pas de compétence sans un minimum de savoir. Autre distinction souvent oubliée : ce n'est parce qu'on à la compétence et le tour de main pour une réalisation quelconque qu'on à le savoir et les compétences pour l'enseigner. il y a des artisans qui reproduisent une technique et la transmettent à des apprentis parfois sans bien connaître le comment et le pourquoi (c'est le coté reproductif immobiliste d'une tradition) et puis il y a les artisans qui eux reproduisent une technique se questionnent sur elle et par une réflexion bien menée font avancer la technique en apportant des améliorations bien réfléchies et étudiées. C'est toute la démarche qu'à suivi Duhamel Dumonceau (ouvrage cité plus haut) quand il a été chargé par Colbert d'harmoniser les pratiques de corderie pour la marine à l'époque de Louis XIV. Entre les ports de la façade atlantique et ceux de la côte méditérannéenne il y avait des pratiques tellement différentes qu'il était quasiment impossible de rééquiper en cordage un navire dans un autre port que celui ou il avait été construit. Il a donc testé lesdifférentes techniques des différentes corderie pour ne garder que les meilleures et harmoniser la production ....
  5. 1 point
    tu finiras suicidé d'une flèche dans le dos ..... mais en fait 3 explications différentes ça correspond bien au surréalisme à la belge .....
  6. 1 point
    Certaines archerie proposent la pesée avec une précision à 1g, c'est assez indispensable. Pour le spin, rare sont ceux qui proposent la vérification, et parfois c'est de la foutaise intégrale. En haut de gamme des gens comme Viking Arrows fournissent des fûts parfaits. Quand on tire bois il est quasi indispensable de se bricoler un spin tester, c'est facile à réaliser et il y a des plans sur le forum.
  7. 1 point
    Dès l'impact, la flèche arrête sa rotation, et cette rotation n'a quand même pas une telle force qu'elle serait capable de dévisser une pointe.
  8. 1 point
    https://www.flechesphiltradition.fr/
  9. 1 point
    Un premier post pour vous dire que les responsables de la FFTL étaient à Marcoussis ce week-end pour une réunion de travail, découvrir les installations et avoir une première présentation des parcours. La question qui nous déjà été posée et que nous avons posée à la fédé est "quand les archers pourront-ils inscrire et comment ? " Les inscriptions se feront au travers du site qui est mis en place et qui vous permettra d'effectuer vos inscriptions et réservation de repas avec possibilité de payer en ligne par carte, chèque ou virement. La page d’accueil est en ligne et les inscriptions pourront se faire d'ici quelques jours. Le webmaster doit prendre en compte quelques modif qui ont été demandées lors de la réunion de ce week-end mais comme il est efficace le site devrait être opérationnel sous 15 jours. https://pf2019.fftl.com/ Le mandat devrait aussi être en ligne au calendrier sportif de la FFTL et être diffusé à l'ensemble des clubs sous 15 jours . Pour les repas, afin de ne pas perdre de temps nous vous proposerons des plateaux repas froids (entrée, plat, fromage, dessert et une boisson). Des plateaux qui seront différents samedi et dimanche, ou alors des sandwich seuls ou en formule sandwich + dessert + boisson. Pour le repas de Gala du samedi soir nous l’organiserons en collaboration avec un traiteur auquel nous avons déjà fait appel plusieurs fois et qui nous a toujours donné entière satisfaction (c'est le même que pour l'AG FFTL 2018 qui a eu lieu à Marcoussis) De mon coté je vais continuer a vous informer de l'avancée de l'organisation et suis à votre disposition pour répondre à vos questions. Alors n'hésitez pas !
  10. 1 point
    Wesh, zyva l'autre hé, comme y se la pète pour semer le dawa......... Voilà, nous aussi on a amélioré notre langue.........non mais......
  11. 1 point
    En tous cas félicitations aussi pour ton expression écrite et ton orthographe, il y a bien des Français qui ne t'arrivent pas à la cheville même parmi les anciens
  12. 1 point
    Salut Marcho ! Très vaste sujet que celui-là ! Tu connais ma préférence pour l'orme mais ça doit être aussi parce que je n'ai jamais connu (jusqu'à présent) de casse avec cette essence. Mais énormément d'essences peuvent convenir, le tout étant de prendre le temps de les apprivoiser. Les "gratteurs de bois" se créent chacun leur expérience arc après arc. On commence souvent avec du noisetier car c'est une essence plutôt facile à travailler et après on a envie de tester d'autres bois. Certains arrivent à tirer parti d'une essence qui fait fuir un autre (ou en tout cas ne suscite pas la même envie de la travailler). Je trouve qu'il y a une question de contact plutôt sensuel avec un bois en particulier et à chaque fois c'est une relation unique entre le bois et l'artisan (lui-aussi unique, évidemment). Ensuite tu as le choix de la pièce. Même une essence réputée bonne ne peut pas donner grand chose si la billette présente trop de difficultés. Le bois a pu connaître des blessures dans sa jeunesse avant de cicatriser mais l'ancienne plaie peut se révéler fatale (bois pourri et poudreux à l'intérieur découvert uniquement lors d'une casse). Trop de noeuds présents rendent le travail plus ardu mais pas impossible non plus. La vitesse de croissance de l'arbre a aussi un rôle et la densité de la matière bois peut en être affecté : plus ou moins dense selon que l'arbre a poussé lentement ou plus rapidement (tu lis ça dans les largeurs des cernes du bois vus en coupe). Il y a également le choix de la pertinence du design de l'arc (en rapport avec l'essence choisie) ainsi que la question des cotes en général. Aux époques médiévales, il était apparemment fréquent que l'arc soit au moins aussi haut que le bonhomme qui l'utilisait (mais ça n'est pas non plus restrictif par ex dans le cas d'un flatbow plus large que long). Mais avant ça, il faut aussi que le bois ait convenablement séché. Et là c'est le stress quand ça se met à fissurer de partout en cours de séchage ... Donc ça fait pas mal de questions (mais on reparlera bientôt à Usson et je parie que ça va nous donner soif, tout ça )...
  13. 0 points
    Ce n'est pas une corde d'arc mais une paracorde. Pourquoi cette complexité de fabrication ? Une gaine tubulaire tressée avec à l'intérieur : une "corde" à 3 torons (à droite de l'image), 7 petites "cordes" fils de retors à 2 brins (au milieu de l'image) et 12 "cordes" non toronnées écheveaux(à gauche de l'image). Complémentarité pour aboutir à une corde plus performante ou assemblage inutile et nuisible à la performance ? Est-ce que l'on a pris tout ce que l'on avait à disposition sous la main à l'instant t pour remplir l'intérieur de la gaine ou est-ce le fruit d'un raisonnement scientifique ? C'est bien sûr du synthétique et non pas des fibres naturelles (lin, chanvre, ...) NB : J'ai mis le mot "corde" entre "" dans ma description pour les différents éléments à l'intérieur de la gaine de la corde (mais en est-ce bien une ?) Je n'utilise probablement pas le bon vocabulaire.
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